Besançon : l'association Solmiré alerte l’opinion publique sur la situation des enfants étrangers

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Écrit par Sarah Rebouh

L'association bisontine SOLidarité MIgrants REfugiés Besançon (Solmiré) a lancé une campagne d'affichage en centre-ville pour dénoncer l'inaction du département du Doubs concernant la prise en charge des mineurs étrangers.

Solmiré, association qui vient en aide aux migrants et aux réfugiés à Besançon et ses alentours, a lancé une campagne d'affichage choc et sauvage, diffusée sur certains panneaux publicitaires du centre-ville de Besançon.

L'association souhaite alerter l'opinion publique "sur la situation des enfants étrangers que le département du Doubs condamne à l’errance et aux dangers de la vie à la rue". Elle dénonce l'inaction des élus du département et cite le nom de Christine Bouquin, présidente du Département, afin de marquer les esprits et de rappeler à la cheffe de file du département que les élus locaux ont le devoir de réagir quant à une situation de plus en plus difficile pour les jeunes migrants.

"Nous n'avons pas eu de réponse à deux courriels adressés au Département alertant sur la situation de mineurs étrangers arrivant sur Besançon et se trouvant à la rue faute de solution d'urgence, en novembre 2019" précise Solmiré.
 
Jointe par notre rédaction, Noëlle Ledeur, de l'association Solmiré nous détaille : "Dans cette ville, personne n'est reponsable. Tout le monde se renvoie la patate chaude. Seulement, des jeunes sont à la rue. Le département a la responsabilité de la protection de l'enfance. Nous, on veut mettre l'accent sur la responsabilité politique. On ne met pas en cause le travail des équipes des aides sociales à l'enfance qui subissent également les conditions qui se dégradent".
 

L'association bisontine pointe du doigt le désengagement global du Département, tout en admettant que le nombre de personnes accueillies est en augmentation constante, pesant ainsi sur les budgets publics. "Solmiré mobilise toujours beaucoup de personnes et beaucoup de soutiens, notamment financiers, car ce que le département ne fait pas, c'est nous qui le faisons. Cela devient d'ailleurs un mode de fonctionnement pour les services, qui indiquent régulièrement aux migrants de s'adresser directement aux associations" conclut Noëlle Ledeur, l'une des porte-paroles de l'association.

Contactée par notre rédaction, Christine Bouquin, présidente du département du Doubs, n'a pas encore donné suite à nos sollicitations.