Besançon : foule devant le bureau des entrées du CHU, la direction s'explique

Des dizaines de personnes entassées sans distanciation, pendant 30 minutes. C'est la situation qu'a vécu Anne, à l'hôpital Jean-Minjoz de Besançon. L'administration évoque l'impact du plan Blanc lié au covid-19 et des changements informatiques, pour expliquer le grand nombre de personnes présentes.

Plusieurs dizaines de personnes attendent dans le bureau des entrées de l'hôpital Jean-Minjoz, à Besançon
Plusieurs dizaines de personnes attendent dans le bureau des entrées de l'hôpital Jean-Minjoz, à Besançon © Anne

Une attente de 30 minutes dans un hall d'hôpital rempli de monde, sans gestes-barrière. C'est le constat fait par Anne qui s'est rendue au CHU Jean-Minjoz de Besançon. L'hôpital évoque l'impact des mesures d'accueil de patients atteints du covid-19 et des changements informatiques. Plusieurs dizaines de personnes semblent avoir attendu plus longtemps que d'habitude, à l'entrée de l'établissement de santé. 

Un bureau des entrées plein à craquer

Dans le témoignage d'Anne, elle décrit un "bureau des entrées du CHU de Besançon saturé". Sur la photographie qu'elle nous a envoyée, on peut en effet constater près d'une trentaine de personnes assises. Elles attendent leur tour, dans le bureau des entrées de l'hôpital de Besançon. Cette télespectatrice explique avoir pris "un ticket de passage", puis avoir subi "une attente de 30 minutes, avec des personnes entassées les unes sur les autres".

Anne évoque aussi les dossiers administratifs donnés aux patients lors de leur arrivée à l'hôpital. Elle déplore le fait que "les pochettes précédemment valables un an doivent dorénavant être refaites chaque jour". Une situation qu'elle ressent comme inadaptée.

Plan Blanc et nouveau logiciel

Côté hôpital, deux causes expliquent ces grandes files d'attente. Première explication : "la levée du plan Blanc". Il permet aux établissements de santé d'accueillir un grand nombre de victimes. C'est le cas notamment après de grands accidents de la route, des attentats ou lors d'épidémies importantes. Le covid-19 rentre dans cette dernière catégorie.

Il y a alors un besoin plus important de personnel et de lits, pour les patients atteints par ce virus. Ce qui oblige l'hôpital à reporter les opérations non-urgentes. Au CHU Jean-Minjoz, ce plan a été déclenché une première fois en mars 2020, au début de l'épidémie du coronavirus. La situation se reproduit le 22 octobre 2020. La levée de cette mesure n'est finalement intervenue que le 31 mai dernier.

L'établissement retrouve alors une activité quasi-ordinaire. De nombreux patients reviennent pour leurs opérations jugées non-urgentes ("consultations, des interventions chirurgicales, des hospitalisations de jour"). L'administration hospitalière évoque "une augmentation estimée à 30% pour les passages au bureau des entrées". 

Deuxième explication : des changements informatiques dans l'hôpital. Dimanche 6 juin, l'installation du nouveau logiciel pour accueillir les visiteurs doit être terminée. Il permet d'y inscrire l'identité des patients, ou encore leurs dates d'entrée et de sortie.

Le CHU Jean-Minjoz évoque "une phase de transition entre le 31 mai et le 7 juin", pour expliquer le flux de patients constaté ces derniers jours. Il faut ajouter à tout cela une dose de malchance. "Deux pannes survenues sur le logiciel actuel mardi 1er juin et jeudi 3 juin" ont touché les équipes hospitalières.

Changements à prévoir

Une fois le nouveau logiciel installé, le parcours de soin va être modifié. À partir du 7 juin, les patients devront ouvrir un dossier en ligne sur le site de l'hôpital, deux jours avant leur venue. 

Le dossier et les étiquettes données à l'entrée de l'hôpital ne seront plus valables à l'année. À chaque visite, le dossier médical sera mis à jour et de nouvelles étiquettes seront délivrées par le bureau des entrées. 

Ces deux mesures sont censées limiter le nombre de personnes présentes. 

 

 

 

 

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