Besançon : la justice relaxe l'homme qui convoyait de la cocaïne dans son estomac

© Lino Mirgeler - maxPPP
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L'homme de 25 ans était jugé ce lundi 3 septembre en comparution immédiate. Un vice de procédure a conduit à sa relaxe. L'homme était sous surveillance des douanes et était connu comme trafiquant. 

Par S.C avec E.Rivallain

Coup de théâtre face à la justice. L'audience ne s'est pas tout à fait déroulée comme prévu. 

Mercredi 29 août ce Guyanais d'origine était interpellé en gare de Besançon Viotte par les douanes. Dans son estomac, 80 capsules de cocaïne soit 600 grammes de marchandises pour une valeur de plusieurs dizaines de milliers d'euros.

L'avocat du suspect a plaidé un vice de procédure. Selon l'avocat du prévenu, il s'agit d'une erreur de procédure des agents des douanes lors de l'interpellation. Le tribunal a fait droit à l'exception de nullité. L'homme qui résidait à Salins-les-Bains dans le Jura est libre. Les douanes et parquet peuvent faire appel. 

L'enquête avait été confiée à la police judiciaire de Besançon. Selon nos informations, la mule avait déjà condamnée pour des faits similaires à Créteil en 2015.

L'homme était sous surveillance des douaniers. Il avait effectué 12 aller-retour entre la France et la Guyane depuis 2016. Les billets d'avion étaient à chaque fois payé en liquide pour ne pas laisser de traces. 

 

Un trafic inquiétant entre la Guyane et la France

Le nombre de "mules" impliquées dans le trafic de cocaïne entre la Guyane, proche des pays producteurs, et la métropole a "explosé" ces dernières années.
Le phénomène n'est pas nouveau, mais le nombre d'interpellations "a explosé" ces dernières années, selon le chef de la brigade des stupéfiants de la police judiciaire parisienne, Christophe Descoms.
"Les trafiquants saturent les vols, ils envoient énormément de mules, une vingtaine par vol. Il y en a trois-quatre qui sont interpellées, et les autres passent", dit-il, n
L'année dernière, les douanes ont intercepté 261 mules à Orly et 233 à l'aéroport de Cayenne.
Pour les trafiquants, le procédé est rentable : les mules sont payées 3.000 euros pour le voyage, le kilo de cocaïne est acheté 3-4.000 euros et se revend minimum 35.000 euros en métropole. 
 

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