Besançon : menace d'expulsion de l'accueil de jour pour les réfugiés

L. Duménil
L. Duménil

Deux mois après son ouverture, l'accueil de jour "Le Bol d'air", ouvert dans des locaux réquisitionnés par le collectif SolMiRé et qui permet aux réfugiés d'être au chaud quelques heures par jour, pourrait fermer. Le propriétaire des lieux demande l'expulsion. 

Par Aline Bilinski

Certes, les locaux, vacants depuis fort longtemps, ont été réquisitionnés par le collectif SolMiRé. Certes, l'occupation est illégale mais le collectif a aménagé le lieu, l'a équipé de gazinière, machine à laver, coussins et autre tapis pour le rendre à la fois opérationnel et chaleureux. Baptisé Le Bol d'Air, cet accueil de jour ouvert le midi et le soir, permet aux réfugiés de cuisiner, manger chaud, laver leur linge ou prendre une douche.

Grâce aux 40 à 50 bénévoles qui se relaient jour et nuit (pour éviter l'expulsion), les familles en attente de dépôt de leur dossier de demande d'asile trouvent là un peu de réconfort. Le reste du temps, ils campent sur le parking d'Arènes depuis le 13 novembre, après avoir longtemps été au pied de l'immeuble le président. Des conditions de vie inadmissibles pour le collectif qui avait donc décidé d'ouvrir le Bol d'Air.

Mais l'histoire pourrait bientôt se terminer. Le propriétaire, la SAIEMB, dirigée par la ville de Besançon a saisi la justice et demande l'expulsion des locaux. Demain mardi 12 décembre, le Tribunal de Grande Instance doit décider si oui ou non, il faut fermer les lieux.   
Le collectif, qui dès le 24 novembre, a demandé par courrier avec recommandé à la SAIEMB de bénéficier d'un bail solidaire, n'a reçu aucune réponse. Quant à la ville, restée muette jusqu'alors, elle a, dans un communiqué, fait savoir qu'elle soutenait la SAIEMB. 

SolMiRé appelle à un rassemblement demain mardi 12 décembre à 9h30 heure de l'audience devant le TGI à Besançon. 

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