• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ÉCONOMIE
  • DÉCOUVERTE
  • JUSTICE
  • SPORT

Besançon : grève nationale et mobilisation contre la réforme du bac

© France 3 Franche-Comté : David Martin
© France 3 Franche-Comté : David Martin

Plusieurs syndicats enseignants appellaient à un rassemblement ce jeudi 24 janvier à 10h30 devant le Rectorat à Besançon (Doubs). Près de 300 personnes se sont rassemblées. 

Par Sophie Courageot

Le mouvement de grève est national. Et l'inquiétude présente depuis plusieurs mois. 

Le SNES-FSU, les organisations lycéennes UNL et FIDL et syndicales CGT Éduc’action, SNEP, SNUEP, SNETAP de la FSU, Sud Éducation, SNCL FAEN, CGT AGRI, SIES, Apses, appellent à la grève ce jeudi 24 janvier. 

Les organisations demandent le retrait de la réforme des lycées, du baccalauréat et de Parcoursup, et l’arrêt des suppressions de postes. 

Les réformes des lycées généraux et technologiques, de la voie professionnelle et du baccalauréat vont accroître les inégalités et la sélection entre élèves et établissements estiment-ils.

"Il se dégage des projets ministériels et rectoraux une cartographie profondément inégalitaire de l’offre de formation, l’accès aux enseignements se restreint fortement, notamment pour les élèves des petits établissements ruraux. La liberté de choix laissée aux élèves et aux familles tant vantée par le ministre n’est qu’un leurre et fait courir le risque d’enfermer certains jeunes dans des impasses. Les choix de parcours sont étroitement corrélés aux choix que les élèves devront faire dans Parcoursup" expliquent les syndicats dans leur communiqué appelant à la mobilisation. 

Selon eux,  ces réformes se placent dans un contexte de préparation de rentrée marqué par l’amplification des suppressions de postes dans le second degré à la rentrée 2019. Les conditions de travail des élèves et des personnels vont continuer de se détériorer. Ils dénoncent dans l'Académie de Besançon un nombre comparable d’élèves, mais 1330 heures d’enseignement en moins rien que dans les lycées généraux et technologiques. Pour l’ensemble du second degré, ce  l’équivalent de 60 postes qui seraient supprimés à la rentrée.

 
Sur ce sujet de la réforme du bac, une délégation des parents FCPE, d'enseignants du SNES et Ensemble ainsi que des non syndiqués sera reçue dans l'après-midi par Eric Alauzet, député LREM du Doubs. 


Selon le rectorat, le mouvement de grève a été suivi par 4,21 % des enseignants (4,24 % au national) et par une moyenne pondérée enseignants dans le second degré de 7,13 % (7,64 % au national)

Sur le même sujet

Assises de Côte-d'Or : un septuagénaire jugé pour le meurtre d’une retraitée à Talant

Les + Lus

Les + Partagés