Besançon : passage piéton LGBT tagué d’une croix gammée, Anne Vignot porte plainte « c’est un acte innommable »

L’un des quatre passages piétons colorés d’un drapeau LGBT a été tagué d’une croix gammée et d’un sexe. Un acte insultant pour la maire de Besançon (Doubs), Anne Vignot, qui a déposé une plainte au commissariat.

Ce passage piéton tagué est situé rue Mégevand
Ce passage piéton tagué est situé rue Mégevand © Vanessa Hirson - France Télévisions

Le lieu où le passage piéton arc-en-ciel est tagué est symbolique. C’est celui situé entre la mairie de Besançon et le Palais de justice, rue Mégevand. Entre le lieu où la décision de colorer ce passage piéton a été prise et le lieu représentant la justice, quelle qu’elle soit, pour tous. 

Ces tags représentent un sexe masculin et une croix gammée inscrits en noir sur l’arc-en-ciel. "Ce passage piéton a été vandalisé en ce jour de marché des fiertés et je tiens à redire tout le soutien de la ville de Besançon à celles et ceux qui sont aujourd’hui victime de discriminations et de violences"  rappelle Anne Vignot. Avant d'ajouter :

C'est un acte cruel qui n’est pas possible de laisser passer

Anne Vignot, maire écologiste de Besançon

La maire de Besançon a donc déposé plainte samedi 26 juin au commissariat de Besançon. « J’ai porté plainte au nom de la ville de Besançon en tant que maire pour que cet acte homophobe ne reste pas impuni. Tout sera fait pour appréhender les auteurs qui ont peint une croix gammée, symbole du nazisme et de l’intolérance, en plein cœur de la ville de Besançon. »

Faire évoluer les mentalités

A la demande de plusieurs associations de Besançon, la maire avait fait tracer des arcs-en-ciel éphémères sur quatre passages piétons de la ville : Tarragnoz, Rue de la République, devant la Cité des Arts et rue Mégevand. L’idée étant de faire évoluer les mentalités sur le droit pour tous à une sexualité libre. Anne Vignot tiens à rappeler

que la communauté homosexuelle a été la cible du régime nazi, envoyés en camp de concentration pour plusieurs milliers d’entre eux

Anne Vignot, maire écologiste de Besançon

 Avoir tagué ce passage piéton représente à ses yeux « un acte innommable et une insulte à toutes les victimes ». Une enquête de police a été ouverte.  Le procureur décidera ensuite de la qualification de cet acte.

 

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