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Besançon : le personnel de la clinique Saint-Vincent dans le tourbillon de l'affaire Frédéric Péchier

Arnaud Poly, délégué CGT du personnel de la Clinique Saint-Vincent / © Florence Petit
Arnaud Poly, délégué CGT du personnel de la Clinique Saint-Vincent / © Florence Petit

Le deuxième volet de l'affaire de l'anesthésiste soupçonné d'avoir empoisonné des patients, dont 7 mortellement, replonge les personnels soignants de la clinique Saint-Vincent dans la tourmente. Sécurité accrue, pression psychologique, aucun droit à l'erreur...un représentant CGT nous raconte.

Par Florence Cicolella

Le nom de leur établissement de santé s'affiche à la une de tous les journaux...et pas pour de bonnes raisons. Les personnels soignants de la clinique Saint-Vincent souffrent aussi de la situation. Deux ans après le début de l'affaire de l'anesthésiste-réanimateur soupçonné de plusieurs dizaines d'empoisonnemnts, ils pensaient pouvoir souffler un peu. Un nouveau volet d'instruction avec une nouvelle mise en examen à la clef du Docteur Frédéric Péchier, les replongent dans la tempête. 

Aide-soignant à Saint-Vincent et délégué CGT du personnel, Arnaud Poly témoigne pour ses collègues des difficultés subies au quotidien suite au premier épisode. "Des process ont été mis en place. Nous avons un établissement ultra sécurisé..de plus en plus de verrous électroniques...Le moindre petit incident, on fait ces fameuses "déclarations d'incidents graves". Pour le moindre petit incident, le personnel doit se justifier. [...] Il y a une certaine pression, on n'a plus droit à l'erreur."
 

 

Des craintes pour leurs emplois 


La réputation de l'établissement étant en jeu, les personnels craignent aussi que les patients s'en détournent. "Qui dit baisse de fréquentation, dit baisse de chiffres, dit non atteinte budgétaire..., poursuit Arnaud Poly. Il y a un impact économique. On sait très bien que c'est le personnel qui va en faire les frais." 
 
Un représentant du personnel de la clinique Saint-Vincent témoigne
Pression au travail et pression psychologique, les 500 salariés de la clinique Saint-Vincent sont les autres victimes de l'affaire de l'anesthésiste empoisonneur. Leur établissement à la une des médias, ils craignent une baisse d'activité et au-delà pour leurs emplois. Interview d'Arnaud Poly, aide-soignant délégué CGT du personnel réalisée par Sébastien Poirier et Florence Petit

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