"C'est un crime contre toute l'humanité qui continue sous nos yeux" : 150 manifestants à Besançon pour exiger un cessez-le-feu immédiat à Gaza

La mobilisation se poursuit pour protester contre l'intervention militaire israélienne à Gaza. Entre 100 et 150 personnes ont défilé samedi 13 janvier 2024 dans les rues de Besançon (Doubs). Des rassemblements ont également eu lieu à Belfort et Montbéliard.

"La mobilisation remonte", se réjouit l'organisateur du rassemblement. À l'appel de la coordination Palestine de Franche-Comté, et de nombreuses associations et formations politiques, ils étaient entre 100 et 150 personnes au rendez-vous à Besançon ce samedi 13 janvier 2024 pour demander un cessez-le-feu immédiat à Gaza.

Les manifestants se sont retrouvés place du 8 septembre. D'autres rassemblements étaient prévus au même moment à Belfort et à Montébliard. "C'est un crime contre toute l'humanité qui continue sous nos yeux, a déclaré dans sa prise de parole Sabine Schlosser, représentante de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) de Haute-Saône. C'est une guerre atroce et criminelle que l'Etat d'Israël mène depuis trois mois contre la population palestinienne de Gaza. Ce sont aujourd’hui 23.000 morts qui ont été répertoriés, dont plus de 70% de femmes et d'enfants, 59.000 blessés, 8.000 disparus." Et d'ajouter que "de plus en plus d'organisations et d'experts internationaux font état d'un génocide en cours."

À noter également la présence très symbolique d'un représentant de l'Union des Juifs Français pour la Paix (UJFP) qui a condamné avec virulence l'intervention militaire israélienne. " On est très minoritaires mais c'est  important qu'il y ait aussi une parole juive aujourd'hui, a assuré Pierre Abécassis à France 3 Franche-Comté. Ils tuent les Palestiniens mais ils sont également en train de tuer le judaïsme, ses valeurs d'humanisme et d'universalisme. Et regardez tout ce que cela va entraîner comme conséquences pour les Juifs dans le monde entier !"

"À Besac, comme à Aquabat Jabr, nous sommes tous des Palestiniens !" ont notamment scandé les manifestants en défilant dans les rues du centre-ville, encadrée par les policiers. Ce camp de réfugiés palestiniens situé dans la vallée du Jourdain, à trois kilomètres au sud-ouest de Jéricho, en Cisjordanie, est en effet jumelé avec la capitale comtoise.