Championnat du monde de handball : En bleue, Lucie Granier (EBSF) vit "un rêve éveillé"

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Écrit par Emilien Diaz avec Stéphanie Bourgeot
Ailière de l'ESBF
Ailière de l'ESBF © France 3 Franche Comté

Sélectionnée pour le championnat du monde de handball féminin en Espagne (1er au 19 décembre), Lucie Granier, ailière de l’ES Besançon Handball nous raconte ses premiers pas en Bleue à la veille d’un premier match important face à l’Angola.

Elle a crevé l’écran la saison dernière en Ligue Butagaz et s’apprête à disputer à partir de vendredi sa toute première compétition internationale. Lucie Granier, 22 ans, avoue avoir « encore du mal à croire » à cette sélection en équipe de France. Elle qui, en septembre dernier, ne comptait encore aucune sélection, va donc faire partie de cette grande aventure avec les Bleues championnes olympiques en titre.

"Une super expérience"

"C’est une immense fierté. Je suis très honorée de pouvoir faire partie de ce groupe. J’ai la chance de m’entraîner avec les meilleurs joueuses de France. C’est une super expérience" reconnaît l’ailière de l’ESBF, sélectionnée par Olivier Krumbholz dans un groupe de 18  jeunes femmes pour disputer le championnat du monde en Espagne (1er au 19 décembre).

"C’était mon rêve quand j’étais petite, je me disais qu’un jour peut-être je porterais le maillot bleu" se souvient Lucie Granier, originaire de Marseille, "C’est forcément un objectif, un accomplissement en tant que joueuse". Formée au club de Plan-de-Cuques, la jeune femme a rejoint Besançon en 2017. Depuis, elle ne cesse de progresser, affichant saison après saison ses qualités d’ailières. Indispensable au sein de l’effectif mené par Sébastien Mizoule, elle a été l’une des grandes artisanes de la 3e place décrochée en championnat par l’ESBF la saison dernière.

"L'envie de bien faire est plus importante"

Elle n’a pas connu les JO, mais son arrivée en équipe de France sonne comme la suite logique d’un parcours exceptionnel. "Je ressens une pression, mais une pression différente" confie-t-elle à la veille du premier match des Bleus dans ce mondial face à l’Angola, "Je n’ai pas forcément l’habitude de jouer avec toutes les filles de l’équipe de France donc il faut prendre ses repères. L’envie de bien faire est peut-être aussi plus importante qu’en club".

Pour s’acclimater à l’environnement de la sélection, Lucie Granier peut compter sur sa copine et ancienne coéquipière à Besançon Chloé Valentini. La néo-messine, championne olympique cet été, fait partie des cadres de l’effectif d’Olivier Krumholz : "C’est vrai que quand on découvre un nouvel environnement, on essaie de s’attacher à de petits détails. Avec Chloé en l’occurrence, c’est plus facile. Elle m’a apporté plein de choses pour que je puise trouver ma place dans cette équipe petit à petit, et me sentir plus à l’aise" raconte Lucie Granier.

"Faire mes preuves"

Si elle n’aura sans doute pas le même temps de jeu que son ancienne coéquipière lors de ce Mondial, l’ailière bisontine compte bien prouver qu’elle mérite sa place dans cette équipe. "Je suis là pour apporter mes qualités, montrer ce que je suis capable de faire et progresser encore. On aura des matches difficiles. Il va falloir se donner les moyens d’aller chercher des résultats à chaque match. Ce ne sera pas facile" se motive-t-elle.

La compétition débutera dès vendredi pour les Bleues avec un premier match face à l’Angola avant d’affronter la Slovénie puis le Monténégro.

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