La classique et belle histoire d'amour entre Besançon et son Festival

Ce vendredi 9 septembre, l'Orchestre Philarmonique de Baden-Baden ouvrira le bal, avec le traditionnel concert gratuit (retransmis en direct sur notre site internet). Dix journées et autant de soirées dédiées à la musique classique. 


Une histoire d'amour débutée en 1948

Le plus vieux festival du genre en France fête cette année ses 69 printemps. Et ne les fait pas. Créé en 1948, le Festival de musique de Besançon Franche-Comté compte parmi les plus anciens et les plus prestigieux festivals de musique en France. Ouvert aux récitals et à la musique de chambre, c’est toutefois le répertoire symphonique qui a le plus marqué son histoire, avec les plus grands noms de la direction : André Cluytens, Carl Schuricht, Igor Markevitch, Rafael Kubelik, Lorin Maazel, Charles Dutoit…

Cette image s’est renforcée en 1951 avec la création du Concours international de jeunes chefs d’orchestre, qui s’est rapidement imposée comme la plus prestigieuse manifestation de sa catégorie. Leur prix à Besançon ont ainsi permis à Gerd Albrecht, Seiji Ozawa, Michel Plasson, Zdenek Macal, Sylvain Cambreling ou Yutako Sado de faire leurs premières armes sur la scène internationale.

Le concert d'ouverture en libre accès aux Prés-de-Vaux ce vendredi !

Comme chaque année et pour chagriner les esprits chagrins qui trouvent l'accès à la musique classique trop compliqué, le concert d'ouverture est gratuit.

Sous la citadelle, le concert d’ouverture prend des accents russes avec comme pièce maîtresse le célébrissime Concerto pour violon de Tchaïkovski. Les soixante musiciens de la philharmonie de Baden-Baden, un des plus anciens orchestres européens, seront dirigés par leur chef principal. En soliste, le violoniste Linus Roth qui vient d’enregistrer le concerto de Tchaïkovski  avec le London Symphony Orchestra.

Si vous cherchez le programme complet, on vous conseille de cliquer !


La résidence de compositeur au Festival


Le Festival de musique de Besançon Franche-Comté innovait en 2004 avec la mise en œuvre d’une résidence de compositeur. Elle est née du constat que la musique contemporaine n’est pas toujours facile d’accès et que la présentation d’œuvres sans introduction ne fait qu’entretenir l’incompréhension qu’elle suscite souvent.
La présence régulière d’un compositeur, à même de présenter lui-même son travail au public tout au long de l’année, permet de faciliter l’accès à son univers et à la musique contemporaine en général.
En lien avec de nombreux partenaires locaux, le Festival organise des rencontres, conférences et masterclasses pour les élèves des conservatoires et écoles de musique de la région, des écoles, collèges et lycées, de l’Université de Franche-Comté…

Philippe Hersant, le compositeur en résidence cette année

Né le 21 juin 1948 à Rome (Italie), Philippe Hersant fait ses études musicales au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, dans la classe de composition d’André Jolivet, notamment, avant d’être boursier de la Casa Velasquez de 1970 à 1972 puis de la Villa Médicis de 1978 à 1980.
Sans jamais chercher à faire école, il fut l’un des premiers de sa génération à se situer, de nouveau, dans l’espace tonal et modal. Il n’en bannit pas moins toute inclination néo-classique.

Son catalogue est riche de plus d’une centaine d’œuvres (sans compter la musique de scène) pour des formations très diverses, orchestre, chœur, musique de chambre, musique instrumentale soliste ainsi que deux opéras.