Covid-19 : grève symbolique, fermeture anticipée... des gérants de bars tirent les rideaux avant l'heure à Besançon

À Besançon, certains bars ont décidé de fermer leurs portes avant la mise en place officielle du couvre-feu. Ce dernier devrait être décrété dans les jours qui viennent dans le Doubs. Détails. 

Le bar Le Marulaz est situé en centre-ville de Besançon.
Le bar Le Marulaz est situé en centre-ville de Besançon. © Jean-Stéphane Maurice
"La grève, elle est par principe." Patrice Forsans a décidé de fermer son bar, à Besançon, dès vendredi 23 octobre, sans attendre le couvre-feu officiel dans le Doubs, imposant la fermeture des débits de boisson.

Il a inscrit en lettre blanche "En Grève" sur la porte de son commerce donnant sur la place Marulaz en centre-ville de Besançon. "C'est une idée pour éveiller un peu les consciences. Moi je suis face à plein d'incohérences, j'aimerais comprendre. L'idée c'est de dire : expliquez-moi comment on peut attendre la dernière minute, que les hôpitaux se remplissent, et que des gens meurent pour se dire voilà on va fermer les bars, fermer les restaurants à 21h. Pour moi il y a beaucoup d'incohérences" nous explique le gérant du bar "Le Marulaz".

À Besançon, le Bar de l'U, bar situé rue Megevand a également fermé ses portes ce dimanche. David Petit, gérant, refuse d'entrer dans le débat politique mais espère que l'État jouera son rôle auprès des commerces "sacrifiés". Il sensibilise ses clients, via les réseaux sociaux. "Si vous voulez continuer après cette crise, à écumer vos endroits préférés car vous les aimez, car ils vous offrent du lien, car ils vous offrent de l'amour, car ils vous offrent de la culture.... alors il faut se battre pour que nous soyons indemnisés à hauteur de cet énorme sacrifice qui nous est imposé !" écrit-il. Ce sont effectivement les indemnités et les aides de l'État qui permettront aux établissements de survivre à une nouvelle fermeture de plusieurs semaines. Certains d'entre eux ont déjà mis la clé sous la porte, définitivement.

Mardi 27 octobre, une nouvelle réunion doit avoir lieu entre le préfet du Doubs, l'ARS et les associations représentantes des gérants de restaurants et bars du département du Doubs. 
 
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