Disparition de Narumi Kurosaki à Besançon : le Chilien Nicolas Zepeda renvoyé par le juge devant les assisses

Le Chilien Nicolas Zepeda a été renvoyé devant la cour d'assises du Doubs pour l'assassinat en 2016 à Besançon de Narumi Kurosaki, une étudiante japonaise de 21 ans dont le corps n'a jamais été retrouvé, a annoncé mardi 2 février le parquet.

Nicolas Zepeda avait fait appel de son renvoi devant la cour d'assises du Doubs
Nicolas Zepeda avait fait appel de son renvoi devant la cour d'assises du Doubs © Franck Lallemand - maxPPP

"La juge d'instruction a rendu son ordonnance de mise en accusation devant la cour d'assises du Doubs de Nicolas Zepeda du chef d'assassinat de Narumi Kurozaki", a déclaré le procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux. "Cette ordonnance, conforme à mes réquisitions, est une très bonne nouvelle car elle ouvre la perspective d'un procès", a-t-il dit.
La défense peut toutefois encore interjeter appel de cette décision devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon.

Etienne Manteaux avait indiqué à la mi-janvier s'appuyer sur "énormément de données techniques" (téléphonie, géolocalisation du véhicule de location du suspect, achats par carte bancaire...) ainsi que sur "des témoignages de proches qui viennent mettre en défaut la version de Nicolas Zepeda".

Entendu à plusieurs reprises depuis son extradition du Chili et sa mise en examen en juillet, le Chilien a toutefois affirmé être "totalement étranger à la disparition de mademoiselle Kurosaki", se disant "persuadé qu'elle était toujours en vie", avait précisé le procureur.

Nicolas Zepeda, 29 ans, encourt la réclusion criminelle à perpétuité à l'issue d'un procès qui pourrait se tenir à l'automne.


Issue d'une famille modeste, Narumi Kurosaki a disparu en décembre 2016. Nicolas Zepeda, a reconnu avoir passé une partie de la nuit du 4 au 5 décembre 2016 avec elle dans la chambre du campus de Besançon où elle résidait, mais affirme l'avoir quittée en parfaite santé. Cette nuit-là, plusieurs étudiants avaient entendu "des hurlements de terreur, des cris" mais personne n'avait prévenu la polic

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