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Du théâtre en sous-sol, le festival de caves fête ses 10 ans

Besançon est l'une des 80 villes à accueillir le festival de caves. Des représentations sont programmées jusqu'à fin juin.
Ici "Pour saluer Melville" d'après J.Giono / © Jean-Marie Baverel
Besançon est l'une des 80 villes à accueillir le festival de caves. Des représentations sont programmées jusqu'à fin juin. Ici "Pour saluer Melville" d'après J.Giono / © Jean-Marie Baverel

Depuis 10 ans, les comédiens s'enterrent six pieds sous terre pour jouer devant un public restreint mais charmé par le concept né à Besançon exporté aujourd'hui dans 80 villes françaises. 

Par Michel Buzon et AFP

Depuis le 29 avril et jusqu'à la fin du mois de juin, le festival de caves entraînent le public dans les sous-sols de 80 villes françaises. Besançon, terre natale du festival qui fête ses 10 ans, propose de très nombreuses dates, mais Bordeaux, Paris, Amiens, Aix-en Provence et bien d'autres se sont portées volontaires pour accueillir une vingtaine de représentations.

Pour les troupes de théâtre,  jouer six pieds sous terre, dans des lieux atypiques et si proche des spectateurs peu nombreux ( maximum 19)  est un beau défi. 
Festival de Caves
Le festival de caves fête ses 10 ans. 80 villes proposent pendant deux mois des pièces en sous-sol. Besançon où est né le festival accueille en ce moment "Pour saluer Meville" d'après J. Giono. Avec Guillaume Dujardin, directeur artistique et Gilles Bouillon, metteur en scène. Un reportage de Michel Buzon, Jean-Marie Baverel et Alice Humbert.
On a démarré en 2006 avec 4 spectacles à Besançon", rappelle son fondateur Guillaume Dujardin. La région accorde aujourd'hui encore la plus grosse subvention (25.000 euros) d'un festival très frugal, qui emploie à plein temps une équipe de 10 permanents  pendant seulement 3 mois et repose sur beaucoup de bonne volonté. Les caves sont prêtées par leurs propriétaires, qui proposent en outre un "pot" d'après spectacle. Comédiens et metteurs en scène portent leurs décors eux-même
et conduisent la camionnette. "C'est un peu la ferveur de la première décentralisation du théâtre", s'amuse Guillaume Dujardin.

Cette économie extrêmement légère donne une grande liberté au festival, qui ne  se fixe aucune règle, si ce n'est de faire tenir un spectacle dans quelques mètres  carrés.

"On prend les caves dans leur jus, avec leur bric à brac et le graviers au sol"


Son ancrage dans le temps permet désormais au festival de proposer des "pièces de répertoire", comme "Le Journal de Klemperer", la toute première pièce proposée par Guillaume Dujardin dans la cave du préfet de Besançon, en 2005.
Ce monologue adapté du journal tenu entre 1933 et 1945 par le philologue allemand  Victor Klemperer se prête particulièrement à l'ambiance d'une cave, évoquant la  nécessité pour un intellectuel comme Klemperer de se cacher sous le régime nazi.

Pour voir une pièce, il faut absolument s'inscrire avant une séance, en communiquant son numéro de téléphone portable. Une équipe dédiée rappelle chaque spectateur la veille au soir pour lui donner le lieu de rendez-vous, un jeu de piste qui participe à l'aventure ...

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