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Expérience sonore. Menez l'Orchestre Victor Hugo Franche-Comté à la baguette

Activez ou désactivez l'écoute de certains instruments pendant l'écoute, d'un simple clic. / © Infographie Dominique Robbe / Pascal Sulocha
Activez ou désactivez l'écoute de certains instruments pendant l'écoute, d'un simple clic. / © Infographie Dominique Robbe / Pascal Sulocha

On vous propose d'écouter l'Orchestre Victor Hugo comme vous ne l'avez jamais entendu ! Nous avons enregistré chaque famille d'instruments pour vous permettre de les (re)découvrir et de mieux comprendre le rôle de chaque musicien au sein d'un orchestre symphonique.

Par Pascal Sulocha

Vous avez peut-être assisté au concert d'ouverture du Festival international de musique de Besançon ? Sous la direction de Jean-François Verdierl'Orchestre Victor Hugo Franche-Comté nous a offert une belle soirée au pied de la Citadelle bisontine.

Nous avons plongé dans le célèbre drame de Shakespeare, Roméo et Juliette, à travers les versions de trois compositeurs. Tchaïkovski en réalise une merveilleuse musique, tantôt fougueuse, tantôt d’une infinie tendresse. Nino Rota compose de son côté un de ses premiers succès en 1968 pour le film de Zefirelli. Enfin, la musique de ballet de Prokofiev, d’une exceptionnelle richesse d’invention, couvre toute la palette des émotions de cette histoire immortelle.


Jouez avec l'Orchestre

C'est à cette occasion que nous avons enregistré les trois extraits que nous vous proposons de "décomposer" vous-même. Pour chaque morceau, vous avez la possibilité d'écouter la ou les familles d'instruments que vous souhaitez en cliquant sur les instruments à cordes, les bois, les cuivres, les percussions, et même le piano.

Pour profiter pleinement de l'expérience, nous vous conseillons d'utiliser un casque audio. Pour rendre l'expérience plus immersive, ces extraits ont été mixés en binaural par Alain Roy, l'ingénieur du son chargé de la sonorisation du concert d'ouverture du Festival de musique de Besançon.


Jean-François Verdier, directeur artistique et chef de l'orchestre Victor Hugo Franche-Comté, nous présente les trois extraits.

Prokofiev/Nino Rota... Ce couplage inédit est finalement assez logique quand on sait que Sergeï Prokofiev a été l'un des créateurs du genre "musique de film" et que Nino Rota en a été l'un des représentants les plus marquants, notamment grâce à sa collaboration avec Fellini. La musique joue un grand rôle au cinéma, nos deux musiciens ont en commun le goût du trait vif, la recherche de sons originaux qui dérangent parfois, une grande puissance évocatrice, et des mélodies qui semblent pouvoir rester à vie dans nos têtes.
 

Roméo et Juliette, suite n°2 de Sergeï Prokofiev

Roméo et Juliette est un ballet célébré partout dans le monde. Le premier extrait permet de suivre le discours de la musique qui passe vivement ou tendrement d'un instrument à l'autre. Violons unis d'abord, jouant avec les réponses des vents et des percussions, jusqu'au solo sensuel de clarinette. Puis les flûtes et le violoncelle nous emportent dans leur nostalgie avant de laisser la mélodie pétillante du début reprendre ses droits. Très peu de cuivres ici, percussions dans leur rôle illustratif, écoutez notamment le glock : petites clochettes aériennes.
Extrait de 3 minutes.
 

Roméo et Juliette, Marche des chevaliers de Sergeï Prokofiev

Le second extrait est la "marche des chevaliers", que la publicité a notamment utilisée. Thème violent et haché, l'orchestre entier jouant par bloc rugueux et fiers. Voyez les basses planter un décor très minéral, pour laisser les cordes énoncer le fameux thème. Puis écoutez par exemple les réponses des cors, puis des trombones. La musique stoppe net. Pas la moindre sucrerie ici.
Extrait d'une minute et 46 secondes.

Roméo et Juliette, La Strada de Nino Rota

La Strada évoque le cirque, mélangeant quelques éléments caractéristiques et ampleur symphonique. Appels des trompettes pour annoncer le spectacle, course très rapide des bois vers le chapiteau, évoquant les rires et l'énergie des clowns, thème très lyrique aux cordes montrant l'envers du décor. Le film est devant nos yeux.
Extrait d'une minute et 45 secondes.
 

En collaboration avec l’OVHFC. Enregistré lors du concert d’ouverture du Festival international de musique de Besançon.

 

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