Les élus francs-comtois se justifient après le vote sur le glyphosate à l'Assemblée nationale

Certains élus francs-comtois reviennent sur leur non participation aux votes des amendements concernant l'utilisation du glyphosate, à l'assemblée nationale le 29 mai.
© Julien Mattia / Le Pictorium/MAXPPP
Mardi 29 mai, un vote avait lieu à l'Assemblée nationale concernant la fin de l'utilisation du glyphosate, comme souhaité par Emmanuel Macron. Des amendements à la loi agriculture et alimentation ont été déposés en ce sens. Ils ont finalement été rejetés par les députés. Ce soir-là, seuls 85 élus sur 577 députés étaient présents

Une absence a particulièrement attiré les regards en Franche-Comté : celle d'Éric Alauzet, député de la deuxième circonscription du Doubs, ancien écologiste avant de rejoindre La République en marche... qui avait lui même déposé un amendement en ce sens. 

"J'étais à Besançon la nuit du vote. C'est difficile de prévoir le déroulement des amendements. On essaie de suivre ça depuis la province mais il y a de l'inertie. On fait au mieux avec les contraintes en circonscription" nous a expliqué Éric Alauzet, accusé de négligeance alors qu'il n'a pas pris part au vote de son propre amendement. "L'écologie c'est mon engagement de toujours et cela le sera toujours" tient-il à rappeler.

Dans le Doubs, seule Fanette Charvier a voté pour. Nous avons rencontré certains d'entre eux. Découvrez notre reportage : 
Les élus francs-comtois se justifient après le vote sur le glyphosate à l'Assemblée nationale


Pesticide soupçonné d'être cancérigène


Le glyphosate est un pesticide placé sous surveillance par l'organisation mondiale de la santé. Les études médicales sont controversées, mais un certain nombre d'entre elles soupçonnent le glyphosate d'être une substance cancérigène. Un risque qui s'ajoute aux dégâts sur l'environnement, dénoncés par les associations écologistes.

A noter que le Premier ministre Edouard Philippe a déclaré ce mercredi que l'engagement d'Emmanuel Macron sur une sortie de la France de l'utilisation du glyphosate d'ici à 2021 serait tenu, même s'il n'est pas inscrit dans la loi.

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