Pâques. Les chocolatiers nous font saliver sur les réseaux sociaux, une vitrine indispensable pour doper les ventes

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La période de Pâques est arrivée, le temps pour notre feed Instagram de devenir tout chocolaté. Paul Klein, Xavier Brignon et Rémi Viennet, chocolatiers installés en Franche-Comté, nous expliquent pourquoi les réseaux sociaux sont devenus un outil précieux.

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Pour se faire connaitre, attirer des clients, présenter des créations ou tout simplement nous faire saliver, les professionnels du chocolat, aussi, investissent les réseaux sociaux et profitent de la large visibilité offerte par cet outil.

C’est aussi un moyen de se justifier auprès du public. De justifier nos prix et de montrer notre façon de travailler et la qualité de nos ingrédients et produits.

Xavier Brignon

D’artisans chocolatiers à apprentis instagrammeurs

Chacun à sa manière, ces trois professionnels du chocolat gèrent leurs comptes respectifs sans faire appel à des spécialistes de la communication. Xavier Brignon, chocolatier à Besançon, explique être « un artisan chocolatier mais aussi un artisan instagrammeur ». Il s’attache à proposer un contenu instinctif, décalé et instantané. Son crédo : proposer une communication de proximité et qui lui ressemble. Le Belfortain Paul Klein, quant à lui, regrette manquer de temps à consacrer aux réseaux sociaux. « Dans l’idéal, il faudrait y passer 3 ou 4 heures par semaines ». Selon lui, l’important est de proposer un contenu qui soit intéressant. C’est également le cas de Rémi Viennet, installé à Villers-le-Lac dans le Haut-Doubs, pour qui « l’important est d’aller à l’essentiel et de ne pas faire de blablas ». Il explique également ne pas poster son contenu à n’importe quel moment, « en semaine, nous postons vers 6h-6h30, avant que les premiers clients n’arrivent, pour qu’ils soient informés de nos produits du jour».

Un impact direct sur les ventes

Pour les trois artisans, la communication sur les réseaux sociaux a un impact indéniable sur les ventes. C’est notamment la réactivité des internautes qui les frappe. « Lorsque je publie du contenu, il n’est pas rare que je reçoive des messages me demandant de mettre tel ou tel produit de côté » raconte Rémi Viennet. Xavier Brignon confie qu’il est déjà arrivé que quelques minutes après avoir posté une photo d’un produit, des gens soit arrivés en boutique pour réclamer ce produit alors même que l’équipe de vente n’était pas encore au courant de la production de celui-ci. Parfois, les internautes n’hésitent pas à faire des kilomètres pour venir jusqu’à eux. Paul Klein raconte qu’une personne de Colmar s’est rendue dans sa boutique de Belfort après l’avoir découverte sur les réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux pour remplacer la publicité

Les trois artisans francs-comtois s’accordent à dire que cet outil offre une large visibilité à moindre coup. Chacun confie faire très peu voire pas de publicité et privilégier les réseaux sociaux comme principal moyen de communication. Rémi Viennet explique que sa communication passe par 10% de publicité et 90% de contenu sur les réseaux sociaux.

Pâques, une période spéciale

Chaque année, Paul Klein, qui propose aussi des stages de sculptures en chocolat, choisit un thème pour orienter celui-ci ainsi que sa collection de Pâques. Cette année, c’est un vélociraptor de Jurassic Park qui a été réalisé durant le stage et qui a ensuite investi la vitrine de sa boutique. Les œufs proposés découlaient donc de cet univers et représentaient des œufs de vélociraptor. Selon lui, travailler autour d’un univers est également la recette gagnante sur les réseaux sociaux. Une idée originale et des publications percutantes permettraient d’augmenter les ventes de 40 à 50% quand de simples publications permettent 5 à 10% d’augmentation des ventes. Pour Xavier Brignon et Rémi Viennet aussi, Pâques est une période où ils publient davantage. « On a plus de produits donc on communique forcément plus » explique Xavier Brignon.