"Ces arbres sont un cadeau" : à Besançon, la végétalisation de la place de la Révolution a commencé

Le projet de végétalisation la place de la Révolution à Besançon a pris un nouveau tournant ce mardi 16 janvier avec la plantation d'un chêne, premier arbre du projet de végétalisation. Quarante autres spécimens suivront dans les jours qui viennent.

C'est un "chêne chevelu", ainsi nommé, car la cupule de ses glands est hérissé de picots, qui a ouvert le bal de la reconquête par la végétation de la place de la Révolution à Besançon (Doubs), devenue trop minérale et trop brûlante en été. Il répond au doux nom d'Hector. Car oui, chacun des 41 arbres plantés sera baptisé, comme on nomme les choses qui nous sont chères. 

"Ces arbres sont un cadeau pour vous, s'est adressé la maire écologiste de Besançon Anne Vignot aux écoliers présents à ses côtés. Nous vous les transmettons, pour une planète des jours heureux." Les élèves de CM1 et CM2 de l'école Helvétie, suivant comme trois autres classes d'établissements du centre-ville un "parcours écocitoyen" sur plusieurs mois pour apprendre l'histoire de cette place, comment fonctionne un arbre, le cycle de l'eau, etc. 

Anne Vignot, qui a bénéficié du soutien du département, de la région et de l'État pour ce projet, a conclu son propos inaugural en évoquant la lettre de l'arbre-locataire de l'architecte avant-gardiste autrichien Friedrich Hundertwasser en 1973 : "un morceau de végétation spontanée dans le désert anonyme, stérile de la ville. [...] L'arbre-locataire avec son branchage et ses grandes feuilles doit donner de l'humidité et de l'ombre, de l'oxygène et de la beauté", expliquait l'artiste qui faisait pousser des arbres au travers des fenêtres des immeubles qu'il concevait. 

Des arbres de 10 ans prêts à s'enraciner

Élus et enfants ont jeté des pelles de terre dans la fosse qui accueille depuis ce matin Hector, le chêne chevelu. Celui-ci, comme ses futurs voisins, a été, toute sa croissance, préparé par les pépiniéristes à être transplanté un jour. Les racines et radicelles ont été contenues dans une motte, refaçonnée tous les deux ans. Elles vont pouvoir se développer à loisir désormais dans une fosse d'environ 40 m3 par arbre. 

"Nous avons choisi des gabarits assez grands, explique Jean Kessedjian, chef du service études, environnement et paysage aux espaces verts de la ville de Besançon, pour qu'ils marquent vite l'endroit par leur présence et que les véhicules circulant sur le marché puissent passer en dessous."

Les micocouliers, tilleuls, amandiers ou encore frênes à fleurs, soit 31 essences différentes seront plantés d'ici trois semaines et devraient donner un peu de fraîcheur aux passants dès cet été.