Samuel Paty : "Il méritait", une étudiante condamnée à Besançon après un commentaire sur les réseaux sociaux

Une jeune étudiante de Besançon a été présentée à un juge ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Besançon. Elle avait écrit que la mort par décapitation du professeur Samuel Paty, était "méritée", sur les réseaux sociaux. Elle a été condamnée à 4 mois de prison avec sursis.

Tribunal de Besançon
Tribunal de Besançon © Cécilia Brès
Une étudiante en biologie de Besançon a été interpellée ce jeudi par les gendarmes après avoir publié un commentaire sur les réseaux sociaux, concernant l'assassinat du professeur Samuel Paty. "Cette mort est méritée" a-t-elle écrit, sous sa vraie identité, en commentaire d'un article de presse concernant l'hommage au professeur de Conflans-Sainte-Honorine, publié par nos confrères de l'Est Républicain. Un internaute a signalé son commentaire à la plateforme Pharos, permettant de signaler des contenus illicites sur internet.

Âgée de 19 ans, elle a été présentée à un juge en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel, ce vendredi 23 octobre 2020. Elle risquait jusqu'à 7 ans d'emprisonnement. 

"Je regrette"

Comme lors de ses auditions devant les enquêteurs, elle a expliqué devant le juge ne pas comprendre pourquoi elle avait fait ça. "Je regrette d’avoir écrit ces commentaires. Je ne savais rien de l’histoire de cet assassinat avant d’en prendre connaissance ce week-end. Je ne me suis renseignée qu’après. Quand j’ai compris mon erreur, j’ai tout supprimé moi-même" a-t-elle détaillé. Son père, appelé à la barre, a témoigné de son incompréhension face à l'attitude de sa fille.

Les enquêteurs ont vérifié l'ordinateur de la prévenue afin de comprendre s'il existait un lien entre l'étudiante et un quelconque réseau terroriste. Aucune information dans ce sens n'a été révélée. 

"Ceci me servira de leçon" a admis la jeune femme. L'avocate générale a validé le fait qu'il s'agissait "d'un dérapage". L'étudiante était inconnue des services de police jusqu'à présent. Margaret Parietti, vice-procureur de la République de Besançon, a requis 6 mois d'emprisonnement avec sursis probatoire (mesure qui permet de ne pas exécuter la peine, moyennant le respect de certaines conditions) ainsi que 180 heures de travail d'intérêt général.

La jeune femme a finalement été condamnée à 4 mois de prison avec sursis. Elle devra également effectuer un stage de citoyenneté, à ses frais.

En Haute-Saône également

Ce weekend, un jeune Franc-Comtois a également été arrêté et placé en garde à vue à Lure, en Haute-Saône, pour apologie du terrorisme, a annoncé le procureur , dans la matinée du dimanche 25 octobre 2020. Ce jeune a également été repéré sur internet. 
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