Don du sang : "passer le cap de la première fois !", la Bourgogne-Franche-Comté recherche de nouveaux donneurs

Neuf collectes "événementielles" sont organisées dans la région en cette semaine de journée mondiale du don du sang. Une manière de remercier les donneurs réguliers et d'inciter les nouveaux à franchir le cap. Le point sur les besoins avec Marina Ledoux, de la Direction Communication Marketing de l’Établissement français du sang en Bourgogne Franche-Comté.

Le 14 juin, c’est la journée mondiale des donneurs de sang, quel est l’objectif de cette journée ?

Marina Ledoux : Passer le cap de la première fois ! En plus de remercier celles et ceux qui se mobilisent, l’idée pour nous, c’est de recruter de nouvelles personnes. Nous devons renouveler les populations de donneurs. Les anciens donnaient très régulièrement, les nouveaux, donnent aussi bien sûr, mais nous observons que les dons sont plus ponctuels. Il nous faut donc plus de monde ! Ce que nous voulons, c’est que le don de sang, de plasma ou de plaquettes ne soit une charge pour personne. Plus il y aura de donneurs, plus les efforts seront répartis, mieux ce sera. D’autant plus que pendant la crise Covid, des donneurs ont été malades et n'ont pas pu donner. Il nous faut donc un fichier beaucoup plus large pour que tout ne repose pas sur les donneurs fidèles.

Quelle est la situation actuellement ?

Marina Ledoux : Aujourd’hui, nous avons besoin d’avoir un panel de donneurs très large pour répondre à la diversité génétique des patients qui ont besoin de transfusions sanguines. Par exemple, ces dernières semaines, on avait des réserves correctes, mais déséquilibrées. Au niveau du groupe O, nos stocks étaient très bas. Autre exemple, concernant le don de plasma nécessaire pour fabriquer des médicaments, les besoins ont doublé en France depuis 2007. Recruter, c’est donc essentiel.

Qu’aimeriez-vous dire à ceux qui n’ont jamais osé sauter le pas ?

Marina Ledoux : Votre don va permettre de sauver des vies. Ça prend une heure, c’est un moment de partage, de générosité, de solidarité. On arrive, on est accueilli, on remplit un questionnaire, ensuite un entretien médical permet de vérifier si le don peut se faire, pour votre santé et celui du receveur, puis le prélèvement ne dure même pas 10 minutes ! C’est comme une prise de sang, c’est plutôt bénin comme acte. À l’issue du don, il y a l’étape de la collation, on vous propose de quoi boire et manger, vous restez au calme une vingtaine de minutes et vous rentrez chez vous. Il faut simplement éviter le sport juste après le don.

Quelles sont les réserves actuellement ?

Marina Ledoux : Il faut toujours qu’on ait un matelas confortable. Actuellement, nous sommes autour des 10 jours de stock, on est un peu bas. Pour le groupe sanguin O négatif, nous sommes à 8,6 jours de stock, l’idéal serait d’arriver à 12-14 jours de stock, en sachant que le groupe O négatif est celui qu’on peut transfuser en urgence, il convient à tous les patients.

Qu'est ce qui est prévu à l'occasion de la journée mondiale des donneurs ?

Marina Ledoux : Nous organisons quelques collectes dans des lieux un peu insolites. Nous voulons surtout recruter et remercier les donneurs qui se mobilisent au quotidien, ainsi que tous nos partenaires. Parmi eux, les associations pour le don de sang, qui font un travail bénévole remarquable à nos côtés pour organiser les collectes. Heureusement que nous pouvons compter sur leur aide précieuse.

Pour donner son sang, toutes les infos pratiques sur le site de l'Etablissement français du sang. 

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