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Affaire Aurélia Varlet : la famille de la jeune femme toujours en quête de justice veut rencontrer Christophe Castaner

Le 14 août 2013 à la Rivière-Drugeon, dans le Haut-Doubs, Aurélia Varlet avait été tuée par son ex-compagnon / © France 3 Franche-Comté
Le 14 août 2013 à la Rivière-Drugeon, dans le Haut-Doubs, Aurélia Varlet avait été tuée par son ex-compagnon / © France 3 Franche-Comté

Aurélia Varlet a été tuée en août 2013 dans le Haut-Doubs par son compagnon. Sa famille est persuadée que son meurtrier signalé plusieurs fois pour des faits de violence a bénéficié de protection de la part de certaines autorités. Leur avocat a demandé une audience au ministre de l'intérieur. 

Par Sophie Courageot

La lettre au ministère de l'Intérieur est partie la semaine dernière. Giovanni et Patrick Varlet n'ont jamais lâché. Depuis ce sinistre jour du 14 août 2013 à la Rivière Drugeon où Aurélia Varlet 32 ans est retrouvée morte dans l'appartement où elle revenait chercher des affaires. Les corps sont découverts deux jours plus tard. Son compagnon l'a tué et retourné l'arme contre lui. Il n'y aura jamais de procès. 

L'affaire Varlet révèle que Didier Grosjean 53 ans avait fait l'objet de plusieurs plaintes pour violences de la part de son ancienne compagne. Des plaintes qui ont été classées sans suites par les services de gendarmerie et de police. 

Après de multiples courriers et procédures de la part de leur avocat, la famille Varlet obtient au printemps 2015 des excuses du ministère de la justice qui reconnaît des dysfonctionnements de ses services dans cette affaire. Mais au delà de ses excuses, la famille veut savoir. Pourquoi et comment un gendarme et un policier avec qui le compagnon d'Aurélia entretenait des liens d'amitié ont-ils pu classer des plaintes graves sans suite ? Comment cela est-ce possible ? Ces personnels ont-ils été sanctionnés ? Le ministère de l'intérieur n'a jamais donné de réponses. La famille Varlet n'a toujours pas reçu les conclusions des enquêtes de l'IGPN. 

"Ce qu’on veut, c’est que la justice soit juste. Ça fait 6 ans qu’on est là. On voudrait en finir. L’Etat a reconnu qu’il y a eu un dysfonctionnement. Il y a eu 7 enquêtes. Nous avons les preuves qui prouvent les dysfonctionnements concernant un policier et un gendarme. Ce n’est pas une vengeance. Mais on veut qu’ils soient punis. C’est normal" nous explique dernièrement Patrick Varlet.

Cette demande de rendez-vous auprès du ministre Christophe Castaner a été déposée la semaine dernière par Me Randall Schwerdorffer, avocat de la famille d'Aurélia. Elle intervient alors qu'un Grenelle s'ouvre sur le thème des violences conjugales. En 2018, 121 femmes ont été tuées lors de violences conjugales. 


 

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