Montbéliard : L'hommage rendu à André Boulloche

Photo prise en 1970, à Paris, d'une manifestation des maires socialistes à laquelle participaient (G à D) Gaston Defferre (maire de Marseille), André Boulloche (maire de Montbéliard) et François Mitterrand (maire de Château-Chinon). / © AFP
Photo prise en 1970, à Paris, d'une manifestation des maires socialistes à laquelle participaient (G à D) Gaston Defferre (maire de Marseille), André Boulloche (maire de Montbéliard) et François Mitterrand (maire de Château-Chinon). / © AFP

Il y a 40 ans disparaissait André Boulloche, une figure de la politique comtoise. Un hommage lui a été rendu ce matin à Montbéliard (Doubs), la ville dont il fut l'élu pendant plus de 10 ans et où il repose aujourd'hui.

Par Fabienne Le Moing

De nombreux élus locaux ont participé à la cérémonie. La maire LR de Montbéliard Marie-Noëlle Biguinet, le député LREM Frédéric Barbier le sénateur PS Martial Bourquin...Un hommage transpartisan, donc pour André Boulloche,

L'hommage à André Boulloche
Il y a 40 ans disparaissait André Boulloche, une figure de la politique comtoise. Image de Éric Debief.

Un homme exceptionnel

C'était le 16 mars 1978. L'avion d'André Boulloche, pris dans une tempête de neige, s'écrase en Allemagne. Le député-maire de Montbéliard, âgé de 62 ans, décéde à proximité de l'appareil. Nous sommes alors en pleine campagne électorale, entre les deux tours des législatives.

« La classe politique s'est un moment arrêtée de polémiquer pour rendre hommage à un homme public respecté de tous », lance le soir-même le présentateur du journal de TF1, Patrick Poivre d'Arvor.

À ses obsèques, c'est tout Montbéliard, toute une région, tout un pays qui saluent une dernière fois André Boulloche, d'Edgar Faure à Jacques Chaban-Delmas, des compagnons de la Libération aux simples citoyens.

Résistant de gauche, européen convaincu

André Boulloche s'est installé dans le paysage politique franc-comtois en 1965. Il est élu maire de Montbéliard, puis député deux ans plus tard. Ingénieur des Ponts et chaussées, il fut résistant dès 1940, arrêté par la Gestapo, puis déporté à Auschwitz. Dans les camps, il découvre, dit-il, la classe ouvrière.

Adhérent à la SFIO, l'ancêtre du Parti socialiste, à la fin de la guerre, il devient ministre de l'Education nationale sous de Gaulle en 1958. Il s'engagera par la suite pour l'Europe, et contre les inégalités.

Retour sur le parcours de André Boulloche
Récit de Bernard Portugal.

 

Sur le même sujet

Municipales : François Rebsamen annoncera sa candidature à sa propre succession après Noël

Les + Lus