VIDEO. Jeanne Morel, portrait d'une danseuse atypique

Les toits de Paris, les montagnes ou encore l'apesanteur... Les terrains de jeu sont multiples pour Jeanne Morel, danseuse atypique, pour qui le monde est une scène. Née à Montbéliard, l'artiste est de passage dans sa ville natale pour la première fois depuis le confinement.
Jeanne Morel retrouve sa ville natale, Montbéliard.
Jeanne Morel retrouve sa ville natale, Montbéliard. © Sophie Hemar - France Télévisions
Sur l’estrade de Montbéliard, Jeanne Morel fait les cent pas, ou plutôt les cent pointes. C'est sur cette scène que la jeune femme a fait ses premiers spectacles, avec l'envie ancrée au corps d'exprimer des émotions, de les partager avec le public, de s'évader. Dans sa ville natale, la danseuse classique et atypique, déambule, et se rémémore ses débuts : « Depuis toute petite, la danse est mon langage, un langage même plus simple que des mots.  »

La danse apparaît comme une connexion, entre elle et les autres. A ce propos, Jeanne Morel aime citer Maurice Béjart : « J'entre en mouvement comme j'entre en méditation. » Une maxime qui peut sembler obscure ... Peut-être, donne-t-elle une interprétation, lorsqu'elle lance : « La danse, c’est tellement instinctif, tellement fort qu’on peut sonder l’être. »
 
Jeanne Morel, portrait d'une danseuse atypique ©Stéphanie Bourgeot, Sophie Hemar
 

La danse au service de la science

Jeanne Morel travaille avec le Centre national d'études spatiales et le CNRS. Dans le vide, ses bras s'allongent, son corps tourne. La chorégraphie est un moyen d’étudier les réactions du corps en mouvement dans des conditions extrêmes. La danseuse raconte ses sensations toutes nouvelles : « La gravité des choses s’évapore et l’on est extrêmement libre ».
 

Danser en apesanteur se révèle être un terrain de jeu inédit, pour la jeune femme. Elle qui pourtant est habituée aux espaces atypiques. Sur la crête des montagnes, elle virevolte. Plus récemment, pendant le confinement, Jeanne Morel rend hommage aux soignants, et particulièrement à son père, sur les balcons étroits de son appartement parisien.
 
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