VIDÉO. Le manque de surveillants de baignade touche aussi la Franche-Comté et oblige à la fermeture de certaines plages

Publié le
Écrit par Sarah Rebouh
durée de la vidéo : 00h01mn50s
La plage de Pont-de-Roide ne peut officiellement pas accueillir de baigneurs cette année, en raison du manque de candidats pour assurer la surveillance du site de baignade. La Franche-Comté est, elle aussi, touchée par la pénurie de sauveteurs professionnels. Explications. ©Lilia Aoudia - Remy Poirot et Florentin Nogara / France Télévisions

La plage de Pont-de-Roide ne peut officiellement pas accueillir de baigneurs cette année, en raison du manque de candidats pour assurer la surveillance du site de baignade. La Franche-Comté est, elle aussi, touchée par la pénurie de sauveteurs professionnels. Explications.

La plage de Pont-de-Roide est endroit privilégié des baigneurs en période de fortes chaleurs depuis de nombreuses années. Malheureusement, elle est officiellement fermée pour la période estivale. La raison ? La même que l'an dernier. La commune n'a pas trouvé suffisamment de candidats pour assurer la surveillance du site, qui dispose notamment d'un plongeoir naturel. Quatre personnes sont nécessaires pour assurer la sécurité de cette petite plage en bordure du Doubs, tout l'été. Mais seuls deux jeunes ont postulé cette année, contre une quinzaine il y a quelques années.

"Après le Covid-19, je pense que les mentalités ont changé. Les jeunes ont changé de façon de voir leur métier. Ils prennent des vacances, ce qui est normal, et aussi, ils partent en mer, pour voir autre chose. C'est sûr que c'est plus intéressant", explique David Baverel, adjoint au maire de Pont-de-Roide, au micro de notre journaliste Lilia Aoudia.

L'attractivité de la Suisse voisine

Autre base de loisirs à rencontrer des difficultés : celle de Brognard dans le Pays de Montbéliard. Les sauveteurs professionnels manquent, là aussi, surtout pour assurer les permanences du mois d'août. La Suisse voisine serait plus attractive. "Nous avons la Suisse qui est tout près. Et la Suisse attire plus facilement. Ils sont mieux rémunérés et ils ont plus de facilité à exercer", concède Jean André, vice-président à Pays de Montbéliard Agglomération en charge des sports.

Ce dernier confirme le ressenti de David Baverel. "Cette jeunesse préfère aller sur le littoral, où il y a plus d'avantages, d'hébergements, mais aussi de loisirs", dit-il. La base nautique montbéliardaise a obtenu la précieuse aide de la Société des sauveteurs en mer SNSM pour assurer la surveillance des baignades, grâce aux jeunes fraîchement formés. "Mais je crois que l'an prochain, quand ils auront goûté au littoral, ils retourneront au littoral".

Un problème global

Le problème est le même sur tout le territoire. En effet, la France connaît une pénurie de maîtres-nageurs-sauveteurs, titulaires du BNSSA (brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique). D'après la Fédération française de natation, il manquerait au moins 5000 maîtres-nageurs. Selon l'association des maires de France, cette carence a commencé à prendre de l'ampleur en 2004, "lorsque le ministère chargé des Sports a modifié par un arrêté le contenu des titres, diplômes et attestations des maîtres nageurs sauveteurs (MNS)".

Malgré l'interdiction et le manque de sécurité, certains baigneurs n'hésitent pas à se jeter à l'eau. Pourtant, la noyade est la première cause de mortalité par accident de la vie courante chez les moins de 25 ans. Chaque année, 1000 personnes meurt de noyade en France. Les autorités se désolent donc de constater que les interdictions de baignade sont largement contournées. 

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