La production automobile française va diminuer d'ici deux ans, en partie à cause de PSA

D'après l'étude publiée dans Les Echos, le site de Sochaux serait aussi concerné par ces départs de la production. / © IPA Agency/Maxppp
D'après l'étude publiée dans Les Echos, le site de Sochaux serait aussi concerné par ces départs de la production. / © IPA Agency/Maxppp

La production de véhicules automobiles devrait baisser de 22 % en France d'ici deux ans, d'après une étude commandée par le journal Les Echos. Près de 500 000 voitures devraient être produites ailleurs. Le groupe PSA pourrait délocaliser une partie de sa main d'œuvre au Maroc ou en Allemagne.

Par Antoine Belhassen

Rien n'annonce la fermeture prochaine d'usines d'assemblage automobile. Pourtant, d'ici 2020, de nombreux sites de production devraient voir leurs activités tranférées à l'étranger. C'est ce que révèle une étude du cabinet IHS, parue ce mardi 6 août dans le journal Les Echos : le niveau de production de l'ensemble des usines automobile va chuter de 22 % en France, d'ici deux ans.

Pour cause, les fabrications de certains modèles importants devraient quitter l'Hexagone pour l'Espagne, le Maroc, la Slovénie ou encore l'Allemagne.
  

Sochaux concerné


Les principaux constructeurs français Renault et PSA sont aussi les plus concernés par cette délocalisation. Selon l'étude, la marque au lion prévoit de transférer la production de la Peugeot 2008 en Espagne, ce qui concernerait près de 147 000 véhicules par an. Le modèle de la Peugeot 208 (près de 100 000 voitures) s'envolera pour le Maroc.

La Franche-Comté serait également touchée : l'Opel Grandland X assemblée à Sochaux traversera la frontière pour être assemblée en Allemagne.

Cette délocalisation serait de mauvais augure pour le site sochalien qui tourne à plein régime depuis deux ans : 500 000 voitures y ont été montées en 2018.
 
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Loin du résultat historique


2,21 millions. Il s'agit du nombre de véhicules qui devraient sortir des usines tricolores à la fin de l'année 2019. L'année suivante, en 2020, le chiffre devrait fléchir à 1,71 million. Soit 500 000 voitures en moins.

Cette triste diminution peut s'expliquer de différentes manières : un mauvais état du marché européen, l'ouverture de nouvelles usines flambants neuves à l'étranger, le passage à l'électrique plus honéreux...

En somme, les prochains chiffres seront à comparer avec ceux de 2004, année historique. Il y a 15 ans, la France produisait 3,66 millions de voitures. Plus du double qu'à l'heure actuelle.

 

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