Exportation de vins : la production ne permet plus de satisfaire la demande

Les exportations de vins et spiritueux français ont atteint en 2015 le seuil "historique" de 11,7 milliards d'euros. Mais la concurrence est rude face à des produits moins chers. Bilan annuel présenté par la Fédération des Exportateurs.


Les chiffres


Le résultat, en hausse de 8,7%, permet au secteur de retrouver sa place de deuxième poste à l'exportation derrière l'aéronautique.
Il s'appuie principalement sur le Champagne (+12% à 2,7 milliards) et le Cognac (+20%) qui totalisent à eux seuls les deux tiers de la croissance des expéditions en valeur, et sur un taux de change favorable avec la baisse de l'euro.
Le marché américain (+28%) est redevenu le premier consommateur au monde et la première destination des flacons français en valeur (1,3 milliard d'euros, 5ème en volume).
Le champagne, le cognac, le Bordeaux et le Bourgogne réalisent à eux quatre 67% des exportations mais seulement 28% des volumes.


Faible production


La faiblesse de la production française inquiète les professionnels: pour la troisième année consécutive, les volumes de vins expédiés (138 millions de caisses, -3,6%) sont en recul.  Sur trois ans, c'est moins 16 millions de caisses (1,4 million d'hectolitres) précise Christophe Navarre, président de la Fédération des exportateurs (FEVS).
La hausse des prix qui en résulte pénalise la compétitivité des vins français.
La France a ainsi perdu sa première place au Japon au détriment du Chili, faute de présenter des vins à petits prix.