Législatives 2022 : En Franche-Comté, votre député est-il candidat pour un nouveau mandat ou jette-t-il l'éponge ?

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Après l'élection présidentielle des 10 et 24 avril prochains, auront lieu les 12 et 19 juin les élections législatives. La Franche-Comté compte 12 circonscriptions donc 12 députés sortants. Qui souhaite continuer à siéger au Palais Bourbon ? Qui veut arrêter ? Tour d'horizon.

En 2017, la Franche-Comté a envoyé une majorité d'élus LREM à l'Assemblée nationale : 7 sur 12. Ces députés macronistes avaient déjà des mandats, d'autres étiquettes politiques auparavant, ou étaient totalement novices en politique. Les députés de la majorité présidentielle, les quatre LR et un député UDI, vont-ils "repartir" pour un mandat ?

Les députés du Doubs

Fannette Charvier, députée LREM de la première circonscription du Doubs, a été élue à l’Assemblée nationale pour la première fois il y a cinq ans. Elle était totalement étrangère au monde de la politique. Cette « citoyenne » avait annoncé qu’elle ne briguerait qu’un seul mandat de député. Et elle tient parole. Elle ne se représente pas. 

Éric Alauzet est déjà élu municipal et départemental quand il se présente en juin 2012. Circonscription réservée aux Verts par le Parti Socialiste, il emporte cette circonscription avec le soutien des socialistes face au LR Jacques Grosperrin. Même duel en 2017, où cette fois-ci Éric Alauzet défend les couleurs de LREM et où il est réélu. Troisième mandat ou pas ? À suivre. Il dit qu’il ne s’est pas encore décidé.

Denis Sommer, ex-PS, devient député pour la première fois en 2017 sous l’étiquette LREM. Il a déjà annoncé qu’il ne briguerait pas un second mandat pour cette 3ème circonscription du Doubs. Fin de sa carrière politique bien remplie à 64 ans : il a été maire de Grandcharmont, conseiller régional et même vice-président de la région en charge de l’économie.  

Frédéric Barbier est devenu député de la 4ème circonscription car, suppléant de Pierre Moscovici, il l’a remplacé à l’Assemblée nationale quand celui-ci est entré au gouvernement de Jean-Marc Ayrault comme ministre de l’Économie. Puis quand Pierre Moscovici est devenu commissaire européen, il a gagné de justesse la législative partielle face à la candidate frontiste Sophie Montel. En 2017, il défendait les couleurs du nouveau président de la République. Tout laisse à penser qu'il devrait se représenter mais il fera son annonce officielle en fin de semaine prochaine, le 27 ou 28 janvier.

Annie Genevard n’était pas dans la liste des « nominés », pardon des investis, annoncée par LR en décembre, mais sans surprise la députée de la 5ème circonscription sera en lice pour un 3ème mandat. D’autant qu’elle a pris de l’envergure au cours des cinq dernières années : elle est aussi vice-présidente de l’Assemblée nationale, vice-présidente des LR. Dans la campagne à la présidentielle de Valérie Pécresse, elle est chargée des élus et des territoires.    

Les députés du Jura

Danielle Brûlebois, ex-socialiste, est députée LREM de la première circonscription du Jura. C’est son premier mandat de députée alors qu’elle a été conseillère départementale. Elle hésite encore, dit-elle, sur une nouvelle candidature : « Je pencherais plutôt pour me représenter, mais ma décision n’est pas encore complètement arrêtée. Je me donne encore un mois ou deux. Je travaillerai jusqu’au bout et de toute façon les investitures ne seront pas officielles avant mars."

Jean-Marie Sermier LR a annoncé dans « Le Progrès » qu’il ne se représenterait pas pour un 5ème mandat sur la 3ème circonscription du département. Presque 20 ans que l’élu jurassien siège au Palais Bourbon. Il a même annoncé que son parti présentera, pour tenter de prendre sa succession, Justine Gruet, 32 ans adjointe au maire de Dole. Jean-Marie Sermier a été maire de Cramans, puis de Dole, président de la Communauté de communes du Val d’amour ainsi que conseiller départemental et vice-président du département. Il a été élu conseiller régional, d’opposition, en juin dernier.   

Toujours dans « Le Progrès », Jean-Marie Sermier affirme que l’autre député des Républicains du Jura, Marie-Christine Dalloz, sur la deuxième circonscription, se représente à nouveau. Marie-Christine Dalloz a été maire de Martigna, et elle siège au conseil départemental. Elle est, elle, beaucoup moins catégorique. Elle veut prendre le temps de mûrir sa décision : « Je m’interroge. Je me donne jusqu’à la mi-février pour me décider. »   

Les députés de Haute-Saône

Aux législatives de 2017, deux nouveaux élus, presque des inconnus, avaient été envoyés à l’Assemblé nationale par les électeurs. Deux macronistes. 

Sur la 1ère circonscription, Barbara Bessot-Ballot était novice en politique. Aujourd’hui, elle aimerait poursuivre l’expérience : « Bien sûr que je dis que je suis candidate, mais d’abord candidate à la candidature… Je souhaite continuer. Mais ce n’est pas moi qui décide mais La République En Marche. Et je veux surtout travailler jusqu’à la dernière minute. Normalement, on finit cette mandature fin février, puis campagne pour la présidentielle et les législatives. Mais il est possible aussi qu’on ne finisse qu’une semaine plus tard, pour travailler vraiment jusqu’au dernier moment. Et mon premier objectif est de faire réélire Emmanuel Macron. »

   

Christophe Lejeune, maire de la petite commune de Baudoncourt, est élu député de la seconde circonscription de la Haute-Saône pour la première fois il y a cinq ans. À la question candidat ou pas ? Voici ce que l'élu LREM répond :  « Cette question n’est pas d’actualité. Pour ma part, mon actualité, c’est le travail, du moins c’est ma conception de député. Je ne veux pas mélanger une campagne à mes activités, ce serait totalement indécent. Je me prononcerai après le second tour de l’élection présidentielle. »              

Les députés du Territoire de Belfort

Ian Boucard a été investi par son parti Les Républicains pour briguer un nouveau mandat. Donc il reconnait que « c’est probable que j’y aille ». Et il ajoute : « Surtout si je peux siéger dans la majorité… Je pense que Valérie Pécresse a sa chance ! ». D’ailleurs, dans le dispositif de campagne de Valérie Pécresse, il est l’un des orateurs régionaux.      

Michel Zumkeller, UDI, devrait se représenter après quatre mandats. Mais cette information est à mettre au conditionnel : il ne l’a pas encore annoncé officiellement.