À Luxeuil-les-Bains, le lycée Lumière est le premier en Franche-Comté à proposer le vaccin contre le Covid à ses élèves

À Luxeuil-les-Bains, le lycée Lumière ouvre ce 3 septembre un centre de vaccination Covid-19. C’est une première en Franche-Comté. Le dispositif est mis en place dans ce lycée de Haute-Saône, avec l’agence régionale de Santé. L’objectif est d’augmenter la couverture vaccinale des adolescents.
Au lycée Lumière de Luxeuil-les-Bains, la vaccination vient pour la première fois aux élèves, en Franche-Comté
Au lycée Lumière de Luxeuil-les-Bains, la vaccination vient pour la première fois aux élèves, en Franche-Comté © Hannah Strobel / France Télévisions

Ce vendredi 3 septembre, le lycée Lumière de Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône) accueille un vaccinodrome mobile. C’est la première fois dans la région qu’un établissement d'éducation organise ce dispositif. L’initiative est nationale. Elle a été mise en place avec l’Agence régionale de Santé, en Franche-Comté. Elle vise notamment à rendre le vaccin plus accessible aux jeunes.

Si jamais il y a un cas dans ma classe, je pourrai quand même aller en cours. Autrement, je vais devoir rester chez moi pour suivre les cours en distanciel

Yanis, lycéen de seconde au lycée Lumière à Luxeuil-les-Bains

Les lycéens contre le coronavirus

Un match particulier se joue dans ce gymnase à côté du lycée Lumière, à Luxeuil-les-Bains. L’adversaire du jour, c’est le Covid-19. Face à lui : des médecins, des infirmières et des lycéens. Ils viennent se faire vacciner, au lendemain de la rentrée scolaire. Tous veulent retrouver une vie la plus normale possible.

« Je viens de me faire vacciner tout seul, grâce au lycée. C’est le lycée qui le permet : il y a juste un papier à faire remplir par les parents, puis après il y a la vaccination. Comme ça c’est fait et puis je suis tranquille. C’est important pour bouger, aller au cinéma et dans les lieux publics. C’est surtout important pour me protéger et protéger les autres », explique Yanis. Cet élève de 15 ans indique ne pas s’être fait vacciner avant, car il n’en a pas eu l’occasion.

Pour lui, c’est clairement un avantage. « Au moins je suis tranquille, je pourrai avoir le pass sanitaire. Si jamais il y a un cas dans ma classe, je pourrai quand même aller en cours. Autrement, je vais devoir rester chez moi pour suivre les cours en distanciel », se justifie le lycéen en seconde générale. Toute sa famille est vaccinée, sauf sa mère.

Le garçon reçoit sa première dose aujourd’hui. Juste après les vérifications des formulaires à remplir, place à la vaccination. Pour Yanis, pas de stress et peu de douleur : « Une toute petite piqûre au début, sinon ça va. Je suis protégé, et à la deuxième j’aurai mon pass ».

Aller dans les lieux publics, et vivre normalement, c’est ce qui motive aussi Lokelany, 15 ans. Si elle y est allée aujourd’hui, c’est parce qu’elle trouve cela pratique. « Le fait que ce soit le lycée qui l’organise, ça a été plus pratique que de prendre un rendez-vous. Et puis se faire vacciner en groupe, ça motive », indique la lycéenne. La jeune fille et son entourage étaient, au début, un peu réfractaires.

Une crainte qu’elle justifie par les effets indésirables présumés, recensés par l’Agence nationale de sécurité du médicament. « Ce qui m’inquiétait, ce sont les effets secondaires, puis il y a eu certains morts, surtout sur des allergies. On entend beaucoup de choses sur le vaccin, on ne sait pas si c’est vrai ou faux. De base, ma mère était contre le vaccin », dit Lokelany.

Elle et sa maman se sont finalement fait une raison. « Comme elle est factrice, elle en avait besoin aussi. Et puis comme on veut souvent aller au cinéma, sortir en famille, elle voulait qu’on se fasse vacciner », explique la jeune fille.

Forte vaccination dans le lycée

Pour cette première, les jeunes profitent d’un centre de vaccination qui n’est pas loin de leurs salles de cours. Les injections se font dans un gymnase de la communauté de communes de Luxeuil-les-Bains, où des créneaux leur sont entièrement réservés.

« Le centre de vaccination a la chance d’être près du lycée. On inscrit les jeunes sur des créneaux disponibles, et en amont, on récupère l’autorisation parentale pour les jeunes de moins de 16 ans, puis le questionnaire de santé. Les jeunes arrivent ensuite avec leur papier au centre de vaccination », s’enthousiasme Sylvaine Clément, l’une des infirmières du lycée. 

Si elle est si positive, c'est parce qu'elle constate que « près de 80% des élèves sont vaccinés dans l’établissement ». Pour maintenir cette tendance, elle et ses deux autres collègues vont passer dans les classes dans les prochaines semaines. Objectif : convaincre les élèves des intérêts de la vaccination, sous forme de discussion. 

L'établissement mise sur l'engagement de ces infirmières pour répondre aux questions, mais aussi sur une information la plus complète possible. Des « notices explicatives » doivent être remises aux élèves et aux familles, pour pouvoir donner un consentement éclairé. 

Des discussions mais pas de contrainte, c’est le maître-mot pour la direction. « Les familles et les jeunes sont informés de la mise en place du centre. On appelle les familles pour savoir si elles sont intéressées ou non. En aucun cas, on obligera un élève à se faire vacciner, s’il ne le souhaite pas ou si sa famille ne le souhaite pas », dit Gilles Longchampt, proviseur de l’établissement. 

Les vaccinations vont se poursuivre dans les prochains jours. Après les élèves de seconde, ce sont les première et les terminale qui doivent bénéficier de créneaux réservés.

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