Brebis égorgées en Haute-Saône : " elle a été élevée à la main cette brebis, elle était tellement gentille "

C’est la 3ème attaque en l’espace de six jours. Dans la nuit de lundi à mardi, 7 brebis ont été retrouvées égorgées dans un champ de Fleurey-les-Faberney, en Haute-Saône. Pour l’éleveur, la tristesse l’emporte teintée d'un certain fatalisme. 

Triste constat d'une brebis égorgée dans un champ de Haute-Saône
Triste constat d'une brebis égorgée dans un champ de Haute-Saône © Elisabeth Braconnier - France Télévisions

En pénétrant sur son champ, Claude Corduant a pensé, l’espace d’un instant, à une attaque d’origine humaine, un peu nous confie-t-il « comme ce qui s’était passé cet été avec les chevaux mutilés »… mais très vite en découvrant les cadavres égorgés de ses brebis, il a compris que la main de l’homme n’y était pour rien.

L’attaque s’est produite dans la nuit de lundi à mardi, à la sortie de Fleurey-les-Faberney, à quelques dizaines de mètres seulement des premières habitations. Six cadavres de brebis gestantes ont été comptabilisés dans le champ, un dans la rivière en contre-bas et une bête manquait à l’appel. Deux brebis ont miraculeusement échappé au prédateur.

Les brebis allaient avoir leur petit d’ici 8 à 10 jours… pour leur confort, « mieux vaut les laisser à l’air et les rentrer juste avant qu’elles agnellent » explique le retraité de 83 ans. Claude Corduant a toujours eu des troupeaux et sa famille élève des moutons depuis de très nombreuses années.

Les mettre à l'abris, c’est d’ailleurs ce qu’il avait prévu de faire « si on avait su la veille nous confie-t-il fataliste on les aurait bien sûr rentrées le soir »

Brebis égorgée en Haute-Saône
Brebis égorgée en Haute-Saône © Elisabeth Braconnier - France Télévisions

 

C’est désolant mais il faut vivre, on va se venger sur personne … j’espère qu’on sera un peu indemnisé 

Claude Corduant, éleveur

Des agents de l’office français de la biodiversité étaient sur place ce mardi 12 janvier. Ils ont procédé à des prélèvements pour tenter d’identifier le prédateur et ils ont également installer une caméra.

Ici à Fleurey-les-Faberney, le loup est bien sûr dans toutes les têtes mais on évoque aussi la piste d’un chien tchèque … d’un gros animal en tout cas.

Ce mercredi matin, Claude Corduant était triste en nous désignant l’une des ses bêtes « elle a été élevée à la main cette brebis parce que la mère était morte et puis elle était tellement gentille …elle venait comme un petit chien et puis elle servait de guide de troupeau ».

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