L'archevêque Mgr Jean-Luc Bouilleret présidera les obsèques d'Alexia Daval

Jean-Luc Bouilleret, archevêque de Besançon / © Arnaud Castagne - maxppp
Jean-Luc Bouilleret, archevêque de Besançon / © Arnaud Castagne - maxppp

Les funérailles de la jeune joggeuse auront lieu mercredi 8 novembre à 14h30 en la basilique de Gray (Haute-Saône). 

Par Sophie Courageot

Un communiqué du diocèse de Besançon présice que Mrg Bouilleret a décidé d’écourter sa présence à l’assemblée plénière des évêques de France à Lourdes pour venir célébrer les obsèques d’Alexia

« J’ai pensé que ma présence aux funérailles s’imposait. Parallèlement, les autorités locales et la communauté chrétienne souhaitaient que je sois présent ». Après le drame, l’archevêque nous avait immédiatement transmis un message depuis la cité mariale exprimant le choc qui avait été le sien et celui de l’ensemble des évêques rassemblés : « l’horreur et l’effroi de ce drame nous emportent dans les larmes, les cris et la douleur. Nous sommes d’autant plus affectés que le père Bretillot, curé de la paroisse de Gray, avait célébré le mariage d’Alexia avec Jonathann. C’est à lui que reviendra de prononcer l’homélie de la cérémonie. Nous sommes meurtris : pourquoi la violence meurtrière traverse-t-elle ainsi nos villes, nos villages et nos quartiers ? Avec toute l’impuissance qui est la nôtre, nous nous ouvrons à la peine des proches d’Alexia : son époux Jonathann, ses parents Isabelle et Jean-Pierre Fouillot, sa sœur Stéphanie, toute sa famille, ainsi que ses amis et tous les graylois qui l’ont approchée. Ce drame nous touche tous, bien au-delà de Gray, de la Haute-Saône et de la Franche-Comté. Nous les assurons de notre proximité par la prière ».

L’ensemble des chrétiens du diocèse de Besançon s’associe à la douleur de la famille, conclut le communiqué.

Des centaines de personnes sont attendues mercredi dans et sur le parvis de la basilique à Gray. 8000 à 10.000 personnes ont rendu hommage à la jeune femme lors de la marche blanche dans les rues de Gray. Ce matin, la procureure de la République de Besançon a annoncé que le jeune femme a subi des violences physiques et est "probablement" morte d'"asphyxie", sans que les causes de son décès soient pour l'instant établies avec certitude.

"Le décès est probablement lié à une asphyxie, sans que l'on connaisse encore le mécanisme de cette asphyxie (...) et il n'est pas possible hélas d'affirmer qu'elle n'a pas été violée", a précisé la magistrate, Edwige Roux-Morizot, au cours d'une conférence de presse à Besançon.


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