Don du sang : "Je suis prêt à être donneur jusqu'à mes 70 ans" : Michel, 63 ans et retraité de la Gendarmerie donne son sang pour la 117ème fois

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Écrit par Toky Nirhy-Lanto .

Chaque année, le 14 juin, les donneurs de sang sont mis à l'honneur à l'occasion de leur journée mondiale. En Haute-Saône, Michel en fait partie. Ce retraité de la gendarmerie a 63 ans et habite près de Lure. Il ne cesse de donner son sang depuis 1979. Une action destinée d'après lui à sauver des vies.

Et vous, donnez-vous aussi votre sang ? Si c'est le cas, vous savez surement que le 14 juin est votre journée. Chaque année, à cette date, le monde entier met à l'honneur ces généreux donneurs. En Franche-Comté, c'est le cas de Michel. Ce retraité de la gendarmerie a 63 ans et habite près de Lure (Haute-Saône). Depuis l'âge de 18 ans, il n'a pas cessé de donner son sang. Sa volonté : aider les autres et notamment les personnes malades ou dans le besoin.

Altruisme, même à la retraite

"La première fois que j'ai donné mon sang, c'était en 1979. Je faisais mon service militaire en Allemagne. On nous a proposé d'y participer, alors j'ai donné une ou deux fois", se souvient Michel. Depuis, l'habitant de Froideterre (Haute-Saône) ne s'est plus arrêté. "J'ai continué à contribuer à ces collectes lorsque je suis entré en formation en 1981, à l'école de gendarmerie de Chaumont, dans la Haute-Marne. C'est à ce moment-là que j'ai pu commencer à faire des dons", indique l'ancien militaire.

Son travail de l'époque, c'est justement ce qui le pousse à ne plus perdre cette idée de solidarité. "En tant que gendarme, pendant mes 22 ans sur le terrain, j'ai malheureusement été aux accidents de la route. À cette occasion, les victimes peuvent avoir besoin de sang. C'est là que j'ai compris que je voulais faire du bien et sauver des vies. C'est un geste gratuit, qui prend à peine une heure de son temps", confie Michel. 

Pour lui, il y a donc l'idée d'aider les victimes dans une situation d'urgence. Il y a aussi la volonté d'aider les personnes malades : "Les personnes ayant des leucémies peuvent être aidées grâce à ces dons". Au rythme de six fois par an maximum pour les hommes, il a pu donner son sang très régulièrement.

"En mai dernier, ça a été la 117ème fois que je faisais un don. Cela peut paraître énorme, mais il faut savoir que je donnais aussi du plasma. Chaque don du sang doit être espacé de deux mois. Dans cet intervalle, je donnais donc seulement du plasma (NDLR : un des composés du sang, séparé notamment des globules rouges et blancs)", décrit Michel. 

Une vocation solidaire qui se poursuit aujourd'hui. "Je suis prêt à être donneur jusqu'à mes 70 ans, tant que j'en suis capable et que je suis en pleine forme", clame le retraité. Quoi qu'il en soit, il pourra compter sur l'aide de son fils et de sa fille. Ses deux enfants ont eux aussi suivi leur père dans cette généreuse action : "Mon fils travaille dans le tourisme et ma fille exerce comme infirmière. Ils contribuent aussi à ces collectes à un rythme moins élevé que moi, en raison de leur travail". 

À votre tour de devenir un sauveur !

L'Etablissement français du sang organise plusieurs collectes en Franche-Comté, dans la continuité de cette journée mondiale. À l'issue de ces journées, l'institution recueille des réserves de poches de sang. Elles peuvent servir à aider les personnes en situation d'urgence vitale. C'est le cas par exemple lorsqu'il y a des pertes massives de sang, comme lors des hémorragies. 

Ces produits vitaux peuvent aussi servir à aider les personnes malades. Les patients atteints de maladies du sang ou de cancers notamment. Autre but parfois méconnu du grand public : la fabrication de médicaments.

Autant d'objectifs pour lesquels vous pouvez contribuer, en Franche-Comté. Voici les rendez-vous organisés par l'Etablissement français du sang, en Franche-Comté.

Belfort (Territoire de Belfort) le jeudi 16 juin de 11h à 18h, à la salle des fêtes de Belfort.

Besançon (Doubs) les mardi 14 et mercredi 15 juin de 11h à 19h, à la Place de la Révolution.

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