Dole : à Alpha Recyclage, les chauffeurs sont entrés en grève pour défendre leur salaire

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Dix chauffeurs manutentionnaires de l'entreprise Alpha Recyclage Franche Comté, située à Brevans (Jura), sont entrés en grève ce lundi 4 novembre. Avec un travail toujours aussi difficile, ils protestent contre une diminution de leur salaire.

Tous les jours, ils doivent transporter près de 18 tonnes de pneus. A la main. Mais malgré la difficulté de leur travail, les dix employés d'Alpha Recyclage Franche Comté, basé à Brevans près de Dôle (Jura), sont sous le coup d'une diminution de salaire.

Pour cause, la direction de l'entreprise spécialisée dans la reconversion de pneus, invoque un recalcul des primes. Cette opération devrait coûter en moyenne 150 euros par mois aux salariés du site de Brevans. Les dix chauffeurs manutentionnaires jurassiens s'y opposent et font grève depuis ce lundi 4 novembre.

"Nous étions en bon dialogue avec la direction, on ne s'attendait pas à cela. A l'heure, où la plupart des manifestations sont motivées par une augmentation des salaires ; nous, on se mobilise pour garder le nôtre", s'attriste Thierry Baltes, délégué du personnel.

"Un de ces métiers cachés mais indispensables"



Le siège de l'entreprise, situé à Toulouse (Haute-Garonne), explique vouloir remettre à plat le calcul des primes liées à la productivité. Certains sites, comme celui de Nancy, y trouvent un bénéfice. Pas celui de Brevans : "Chez nous, une partie de notre salaire repose sur deux primes par semaine. On veut nous en supprimer une. Nous avons donc été très surpris alors que nous sommes plutôt en droit de demander une augmentation", continue Thierry Baltes.

On fait un métier caché, mais qui est indispensable à la société


"C'est un métier salissant et éprouvant physiquement", explique le délégué syndical. Tous les jours, avec ses collègues, il transporte à trois reprises près de 6 tonnes de pneux automobiles, agricoles ou encore d'avions. "Nous avons déjà fait une demande pour une prime liée à la pénibilité du travail. La direction avait refusé sans trop d'explication."

Depuis ce lundi 4 novembre, Thierry Baltes et les neuf autres chauffeurs manutentionnaires du site de Brevans se sont arrêtés. Et ils n'entendent pas reprendre de sitôt : "Ici, nous sommes tous remontés et nous attendons d'être écoutés par la direction", conclut Thierry Baltes.