"Elle manque à la famille et aux enfants", Nala, berger australien a disparu, une famille du Jura se mobilise pour la retrouver

Le chien berger australien de la famille Peguillet a disparu le mercredi 9 novembre, à Sampans, dans le Jura. Après avoir porté plainte, Benjamin, Anaïs et leurs deux enfants misent désormais sur les réseaux sociaux pour retrouver leur chien.

C'est en allant nourrir ses trois chiens que Benjamin Peguillet s'est rendu compte "qu'il en manquait un". Nala, berger australien de 5 ans, manque à l'appel depuis mercredi 9 novembre. "J’ai d’abord cru à une simple fuite, mais j'ai ensuite regardé les enregistrements détaillés de mes caméras de surveillance".

Si la scène s’est déroulée "hors-champ", les indices sonores ne laissent aucun doute pour Benjamin Peguillet : "C'est certain que quelqu'un l'a volé. Sur les vidéos, le chien a hurlé à mort. J’étais à la maison, la télé et la radio allumées à ce moment-là, je n’ai rien entendu sur le coup. Nala ne se sauve jamais. Elle reste normalement dans notre jardin, entouré d'un muret d’1m20 de haut. Si on passe le bras, on peut tirer le col et remonter le chien. C’était le moment du repas, il était donc très facile de l’appâter avec un bout de viande".

La famille a rapidement porté plainte auprès de la gendarmerie de Tavaux près de Dole.

"C'est une race très recherchée"  

Ce genre de chien ne passe pas inaperçu et coûte entre 1500 et 2000 euros. "Elle a une robe magnifique, couleur bleu merle, forcément, ça attire fort. C’est une race très recherchée, d’autant plus qu’elle est issue d’un élevage".  

Le vol de chien n'est pourtant pas commun dans le coin, selon Marion Saleure, capitaine de la gendarmerie de Dole. "C'est un fait isolé. On n'a pas eu d'autres signalements sur le vol d'animaux, si tant est que ça soit un vol". Une enquête est actuellement en cours. "Il s'agit principalement d'interroger le voisinage, puis de faire des recoupements s'il y a des faits similaires". Les éléments seront ensuite transmis au parquet. 

Benjamin Peguillet le sait, "la plainte risque d'être classée sans suite". 

La famille, désemparée, ne baisse pas les bras pour autant. "Elle manque à la famille et aux enfants" écrivent les propriétaires de Nala dans leur avis de recherche. "On ne dort plus, mais on cherche beaucoup en sillonnant les alentours en voiture. On a beaucoup de soutien de la part de nos amis, de notre famille, même de gens qui ne nous connaissent pas, comme des vététistes qui regardent dans les bois".

Une centaine d’affiches ont été placardées dans le village et aux alentours. Des annonces ont également été postées sur Instagram, et partagées plus de 30 000 fois sur Facebook.