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PHOTOS. Là-Haut : on a testé pour vous le biathlon à Lamoura, dans le Haut-Jura

Sarah teste le biathlon à Lamoura / © Pascal Sulocha
Sarah teste le biathlon à Lamoura / © Pascal Sulocha

Nous avons testé le biathlon lors d’une initiation de deux heures, en compagnie de Martin, moniteur à l’école de ski internationale des Rousses (ESI). Chaque année, de plus en plus de vacanciers viennent s’essayer à ce sport en vogue. On vous raconte.

Par Sarah Rebouh

Le Haut-Jura est une terre de sportifs. Ski alpin, randonnées en raquettes ou balades à travers les forêts de sapins attirent chaque hiver des milliers de curieux. Pourtant, c’est avant tout le ski nordique qui fait rayonner ce territoire. 

Jason Lamy-Chapuis, champion du monde de combiné nordique en tête de fil, est suivi de près par les nouvelles stars d’une discipline en vogue : le biathlon. Quentin Fillon-Maillet, très en forme cette année sur le pas de tir, a commencé le biathlon à Saint-Laurent-en-Grandvaux. Anaïs Bescond, triple médaillée olympique, a quant à elle découvert la discipline à Morbier. De quoi susciter des vocations.
Martin nous montre les mouvements du ski de fond / © Pascal Sulocha
Martin nous montre les mouvements du ski de fond / © Pascal Sulocha


Efforts physiques, dextérité, concentration, et sang froid


« On a beaucoup plus de monde depuis que les JO d’hiver ont réussi aux biathlètes français, mais surtout aussi depuis que les compétitions passent gratuitement sur L’Equipe21 » nous explique Martin.

Le rendez-vous est donné à 12h au Village Vacances de Lamoura. Durant 2 heures, nous allons nous essayer à ce sport mêlant efforts physiques, dextérité, concentration et sang froid. Nous sommes en compagnie de Gwen, 13 ans et Hervé, son papa, venus de Brest pour une semaine de vacances dans le Jura.

Martin commence par nous faire « régler » nos carabines à plomb et nous explique leur fonctionnement. On va commencer par tirer, chouette ! Au biathlon, il existe deux positions de tir : debout et couché. On commence logiquement par le plus simple : le tir couché. On charge de 5 plombs dans nos 3 chargeurs de carabine, on prend la position couchée en veillant à bien tendre les jambes et positionner nos coudes bien pliés. On vient placer la carabine bien appuyée sur l’épaule, on arme, on pose le doigt sur la gâchette et SHTOUC ! Le plomb part se loger sur la cible. Bingo ! Dès les premiers tirs, on prend du plaisir à se concentrer, à viser avec l’oeilleton et à réussir les tirs. « Ici, vous êtes à 10m. Les pros eux sont à 50m. Il vous faudrait donc un réducteur sur vos cibles, qui les réduiraient d’environ la moitié » nous précise le moniteur. Ce n’est pas grave, on est fiers quand même !

Les préparatifs en images

 

« C’est là que ça se corse… »

Après quelques exercices de courses, nous voilà bien essoufflés en nous allongeant sur le pas de tir. Les membres tremblent et la précision en prend un coup, même si on parvient tout de même à toucher la cible de manière satisfaisante. Petit à petit, on se rend compte que l’initiation risque de se corser au fur à mesure. Le biathlon, c’est n’est pas que le tir, c’est aussi le ski ! Et c’est là que ça se corse… 

Martin nous propose des petits challenges sous forme de compétition entre les participants. Cette fois-ça y est, on chausse les skis et on s’engage dans un tour complet de piste pour environ 300 mètres. Si vous êtes un adepte du ski de descente et que comme nous, la dernière fois que vous avez chaussé des skis de fond vous étiez en classe de neige en CM1, vous allez quelque peu « galérer ». Le ski de fond n’a tout simplement RIEN à voir avec le ski alpin. Les appuis ne sont pas du tout les mêmes. Au moindre faux mouvement, c’est la chute assurée. Pour prendre un virage, c’est une véritable épreuve d’équilibre. Le tour de piste nécessite, en plus d’une force physique, une concentration ultime. 

Une fois devant le pas de tir, le manque de lucidité est criant. Les bras n’écoutent plus, le souffle est court et même les yeux n’en font qu’à leur tête. Pourtant, on est toujours couchés. Le premier plomb part tout seul, sans visée, à cause d’un mouvement mal contrôlé, le deuxième est dedans, le troisième aussi mais les deux derniers passent bien à côté. Cela fera trois tours de pénalité, histoire de nous fatiguer un peu plus. C’est ça le biathlon : savoir gérer l’effort, supporter la pression d’un adversaire plus rapide au tir, fauter, et souffrir physiquement un peu plus si on loupe la cible. 
Pas toujours simple de trouver ses marques sur les skis / © Pascal Sulocha
Pas toujours simple de trouver ses marques sur les skis / © Pascal Sulocha
 

Une activité ludique et plaisante


Après plusieurs tours de pistes, un relais et plusieurs tours de pénalité chacun, nous voilà bien épuisés mais contents. L’heure tourne à toute vitesse, si bien que nous relevons la tête à 13H45. Pas une minute d’ennui, beaucoup d’exercices ludiques et amusants et une bonne dose de sport tout de même et c’est l’heure de tester rapidement le tir debout. La position n’est pas très simple et à cette hauteur, la stabilité est moindre. On attend que le canon passe devant la cible, on tire, mais l’échec est bien plus présent. On termine sur un 2/5 peu convaincant qui n’entache pas notre enthousiasme. 

Le biathlon est décidément une discipline très complète et surtout très exigeante. Elle n’en reste pas moins très ludique et plaisante, si on aime transpirer un peu. Une fois la séance terminée, nos épaules et nos bras nous rappellent que les athlètes professionnels de biathlon sont des extras-terrestres, capables de défier leur calme, la résistance de leurs muscles et leur concentration en une seule et même épreuve. Chapeau ! 
Hervé sur le pas de tir / © Pascal Sulocha
Hervé sur le pas de tir / © Pascal Sulocha

Initiation au biathlon

ESI Les Rousses
Initiation à partir de 26€
Satge de 5 cours (150€)
https://www.la-boite-a-montagne-jura.fr/hiver/biathlon/

ESF Les Rousses
Initiation 2H (28€50)
Stage de 5 cours (165€50)
https://www.esf-lesrousses.com/ecole-de-ski-nordique/biathlon

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