MBF St-Claude : la Région vote une aide de 500 000 euros et espère offrir un sursis à l'usine jurassienne

A la veille du jugement devant statuer sur l'avenir de l’usine MBF Aluminium de Saint-Claude (Jura), le conseil régional a voté à l'unanimité une aide exceptionnelle de 500 000 euros à l’entreprise pour payer les salaires des employés et éviter peut-être la liquidation judiciaire. 

 

Les salariés de MBF mobilisés sans relâche
Les salariés de MBF mobilisés sans relâche © H.Perret

A l’unanimité, la commission permanente exceptionnelle régionale a accordé une aide de 500 000 euros à l’usine MBF de Saint-Claude (Jura). L’aide "permettra de payer les salaires d'avril" des 257 employés en CDI et de 27 salariés non-permanents, selon le conseil régional. Elle va prendre la forme d'une convention de prêt pour la sauvegarde d'entreprise en difficulté.

Une mesure exceptionnelle

C’est une mesure extraordinaire votée en urgence. L’annonce en avait été faite le 17 avril dernier, alors que les salariés de MBF se rassemblaient à Saint-Claude. Ce mardi 27 avril, le tribunal de commerce de Dijon doit statuer sur la pérennité ou non de l’entreprise d fonderie jurassienne. Pour les administrateurs judiciaires de l’usine, cette mesure exceptionnelle vise à repousser un éventuel placement en liquidation judiciaire. La Région assure également que cette aide 500 000 euros "donnera un délai supplémentaire aux repreneurs potentiels de l'usine sanclaudienne".

Une autre aide de l’Etat bienvenue

L'usine MBF Aluminium de Saint-Claude est placée en redressement judiciaire depuis novembre 2020. Le gouvernement a également annoncé ce lundi 26 avril qu'un fonds de 50 millions d'euros sera mis en place pour aider à la reconversion des salariés de l'ensemble du secteur automobile. Les constructeurs Stellantis et Renault, donneurs d'ordres historiques de MBF, participeront à hauteur de 10 millions d'euros chacun. Les régions seront également invitées à y participer.
 

C’est un sursis, mais ça ne veut pas dire que la liquidation judiciaire ne sera pas prononcée demain

Naïl Yalcin, délégué CGT

Pour les syndicats, cette annonce est porteuse d’espoir. La CGT « salue la décision prise par la commission permanente régionale. C’est un sursis, mais ça ne veut pas dire que la liquidation judiciaire ne sera pas prononcée demain » tempère Naïl Yalcin, délégué CGT. Cette aide doit toutefois permettre de remplir l’une des conditions du maintien de l’activité : ne pas créer de nouvelle dette pour l’entreprise. Deux nouveaux repreneurs pourraient manifester leur intérêt. Les propositions de reprise peuvent, pour l'heure, être déposées jusqu’à ce lundi soir, minuit. Un rassemblement, à l’appel des syndicats est prévu demain, mardi 27 avril, devant le tribunal de commerce de Dijon. 

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