La Cité de la gastronomie de Lyon ouvrira fin 2018 comme celle de Dijon

© Julien Sauvadon
© Julien Sauvadon

Avec Dijon, Tours et Rungis, Lyon fait partie des quatre villes françaises retenues pour accueillir une Cité de la gastronomie. Le projet lyonnais a été présenté aux représentants de la gastronomie jeudi 7 avril 2016.

Par B.L. avec AFP

Où en est le projet lyonnais ?

Il y a deux mois la ville de Dijon a officiellement lancé sa future Cité internationale de la gastronomie et du vin. Les travaux débuteront fin 2016 à l’emplacement de l’ancien hôpital général. Les premiers éléments du programme devraient être livrés en 2018.

A Lyon, le processus est aussi sur les rails. Le maire Gérard Collomb a présenté à l'ensemble des représentants de la gastronomie régionale son projet de Cité de la Gastronomie, qui devrait ouvrir fin 2018 sur le thème de l'alimentation et de la santé.

La cité, organisée autour de jardins ornés de plantes aromatiques et médicinales, comprendra aussi boutique, café, restaurant et espace de démonstration de cuisine. Le thème du "plaisir" en sera le fil conducteur, a résumé Gérard Collomb. La genèse du projet a été "un peu difficile", a aussi reconnu l’élu lyonnais.

"C'est à vous de faire vivre cette cité", a dit le maire aux quelque 500 chefs cuisiniers et propriétaires de commerce de bouche, qui étaient réunis pour la circonstance dans le salon d'honneur de l'hôtel de ville.



Où sera située la Cité de la gastronomie de Lyon ?

Ce futur centre de la gastronomie s'inscrit dans l'ambitieux projet de rénovation de l'ancien hôpital de l'Hôtel Dieu. Le bâtiment est entièrement classé. Sa façade côté Rhône a été dessinée par le grand architecte classique bourguignon Jacques-Germain Soufflot (dont l’œuvre la plus connue est le Panthéon à Paris).

Le projet lyonnais de Cité de la Gastronomie occupera 3 600 mètres carrés de l’ancien l'Hôtel Dieu. C’est nettement moins que les 15 000 mètres carrés envisagés. Il prendra place dans la partie la plus ancienne du site, là où officia Rabelais lorsqu'il exerçait la médecine à Lyon.

La cité s'étendra sur trois étages disposés en croix et surmontés de l'un des trois dômes. "Nous avons voulu créer un lieu ouvert et attractif, pas un musée, où toute la filière des métiers de bouche, mais aussi experts, économistes et philosophes auront toute leur place", explique le chef étoilé Régis Marcon qui a piloté le groupe de travail chargé de définir le projet.

La cité abritera une exposition permanente et deux espaces d'expositions temporaires. Le thème des deux premières a été choisi : le Japon et le blé. Un "pôle de compétence", "coeur vivant de la cité", y trouvera aussi place pour fédérer grandes écoles, institutions et structures culturelles.

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