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Loi Pacte et projet de privatisation d'ADP : seul un quart des députés de Bourgogne-Franche-Comté ont pris part au vote

L'hémicycle de l'Assemblée nationale lors du vote de la loi Pacte ce jeudi 11 avril. / © Assemblée nationale
L'hémicycle de l'Assemblée nationale lors du vote de la loi Pacte ce jeudi 11 avril. / © Assemblée nationale

Les députés de Bourgogne-Franche-Comté n'étaient pas nombreux sur les bancs de l'Assemblée ce jeudi 11 avril pour le vote de la loi Pacte. Seuls 7 élus sur les 27 que compte la région ont participé au scrutin.

Par M. F. et AFP

Faciliter la vie des entreprises, mieux associer les salariés : le Parlement a définitivement adopté ce jeudi 11 avril, dans une ambiance tendue, le volumineux projet de loi Pacte, objet d'un bras de fer sur la privatisation d'Aéroports de Paris, contre laquelle un référendum d'initiative partagée (RIP) est enclenché.

Les députés ont adopté le texte par 147 voix (LREM, MoDem et Jean-Luc Mélenchon par erreur), 50 contre (l'ensemble de la gauche et une majorité de LR) et 8 abstentions. Les rangs de l'hémicycle étaient clairsemés pour ce vote, avec 205 votants sur les 577 que compte l'Assemblée nationale.

Cela se vérifie avec les votes des élus de Bourgogne-Franche-Comté : seuls 7 sur les 27 de la région ont pris part au vote, soit un quart des élus. Six députés de la majorité LREM ont voté pour, une élue LR s'est abstenue. Découvrez le détail de leurs votes ci-dessous.
 
La loi Pacte adoptée par le Parlement
 

Le détail des votes

Côte-d'Or 

  • Yolaine de Courson (LREM) : absente
  • Rémi Delatte (LR) : absent
  • Fadila Khattabi (LREM) : pour
  • Didier Martin (LREM) : pour
  • Didier Paris (LREM) : absent

 

Doubs

  • Éric Alauzet (LREM) : absent 
  • Frédéric Barbier (LREM) : absent
  • Fannette Charvier (LREM) : absente
  • Annie Genevard (LR) : abstention
  • Denis Sommer (LREM) : pour


Jura

  • Danielle Brulebois (LREM) : absente
  • Marie-Christine Dalloz (LR) : absente
  • Jean-Marie Sermier (LR) : absent


Nièvre

  • Perrine Goulet (LREM) : pour
  • Patrice Perrot (LREM) : absent 


Haute-Saône

  • Barbara Bessot Ballot (LREM) : absente
  • Christophe Lejeune (LREM) : absent


Saône-et-Loire

  • Josiane Corneloup (LR) : absente
  • Benjamin Dirx (LREM) : pour
  • Raphaël Gauvain (LREM) : absent
  • Rémy Rebeyrotte (LREM) : absent
  • Cécile Untermaier (SOC) : absente


Yonne

  • Michèle Crouzet (LREM) : pour
  • Guillaume Larrivé (LR) : absent
  • André Villiers (UDI-AGIR) : absent


Territoire de Belfort

  • Ian Boucard (LR) : absent
  • Michel Zumkeller (UDI-AGIR) : absent
     

Privatisations, épargne, seuils sociaux : les principales mesures du projet de loi Pacte

Retour des privatisations, simplification des seuils fiscaux et sociaux, assouplissement des règles pour l'épargne retraite : voici les principales mesures du projet de loi Pacte définitivement adopté ce jeudi 11 avril par le Parlement.

Privatisations

  • L'Etat pourra procéder à la vente au privé de tout ou partie des actifs qu'il détient dans Aéroports de Paris, soit 50,63% des parts représentant quelque 9,5 milliards d'euros. Il était jusqu'alors légalement tenu d'en conserver la majorité. Des "garanties" ont été ajoutées: sur les tarifs aéroportuaires, le foncier, les nuisances aux riverains...
    L'opération doit aider au "désendettement" de la France et financer un fonds pour l'innovation, avec "250 millions d'euros de revenus garantis" annuellement, selon le gouvernement.
  • La majorité du capital de la Française des Jeux pourra être transférée au privé. L'Etat, détenteur de 72% des parts, deviendra actionnaire minoritaire à hauteur de 20% "au minimum". Préalable à la privatisation: la refonte de la régulation des jeux, via des ordonnances. Le monopole de la FDJ sur les jeux de tirage et de grattage est maintenu mais pour 25 ans maximum.
  • L'Etat pourra descendre sous 33% des parts qu'il détient dans le capital d'Engie (ex-GDF Suez).

Simplification des "seuils"

  • Les seuils imposant des obligations fiscales et sociales aux entreprises sont simplifiés, privilégiant trois d'entre eux: onze, cinquante et 250 salariés. Celui de vingt salariés est supprimé à l'exception du cas où il déclenche des obligations liées à l'emploi de personnes en situation de handicap. A la clef, une économie pour les entreprises évaluée à près de 500 millions d'euros.
  • Lors du franchissement d'un seuil, le texte assouplit les règles en vigueur avec l'instauration d'un délai de cinq ans avant de se voir appliquer les nouvelles obligations. 

Entreprises : souplesses et contraintes

  • Le Code civil sera modifié pour permettre la prise en considération des enjeux sociaux et environnementaux dans la stratégie et les activités des entreprises.
  • Le texte supprime le stage préalable à l'installation, obligatoire pour les artisans.
  • Suppression du casier judiciaire des personnes de la mention de liquidation.
  • Un guichet unique sera instauré à l'horizon 2021 pour regrouper les formalités administratives et "jouer un rôle d'interface" avec les structures impliquées.
  • Les chefs d'entreprises artisanales, commerciales ou libérales seront obligés de déclarer l'activité de leur conjoint collaborateur.
  • Les entreprises cotées auront l'obligation de communiquer les écarts entre la rémunération de leurs dirigeants et les salaires moyens de leurs salariés, mais aussi médians, ainsi que les évolutions de ces ratios au cours des cinq dernières années.
  • Les retraites chapeaux des dirigeants, aux montants fixés d'avance par contrat, seront limitées à 30% du salaire annuel des bénéficiaires via une ordonnance prochaine.

Salariés : participation et retraite

  • Pour favoriser la participation ou l'intéressement des salariés aux résultats de leur entreprise, le gouvernement supprime le forfait social, cotisation patronale prélevée sur l'épargne salariale. Cette mesure concerne les entreprises de moins de 250 salariés pour l'intéressement et de moins de 50 salariés pour la participation. Le manque à gagner pour la Sécu est estimé à 440 millions d'euros.
  • La présence des salariés aux conseils d'administration des grandes entreprises est renforcée. Celles qui ont plus de 1.000 salariés en France ou 5.000 salariés en France et à l'étranger devront avoir 2 représentants pour 8 administrateurs non salariés contre 1 pour 12 aujourd'hui.
  • Pour favoriser l'épargne retraite, les conditions de ce produit financier représentant aujourd'hui à peine 200 milliards d'euros d'encours, contre 1.700 milliards pour l'assurance-vie, sont assouplies. Chacun pourra conserver et alimenter son épargne pendant son parcours professionnel et la sortie en capital sera facilitée. Seront facilités également les transferts chez le même assureur des contrats d'assurance-vie sans pénalité fiscale.

 Poste, soldes, gaz et pesticides

  • L'actionnariat de la Poste évoluera avec la montée de la Caisse des dépôts qui remplace l'Etat comme actionnaire majoritaire. Le gouvernement vise avant fin 2019 la création d'un grand pôle public de banque et d'assurance, passant par le rapprochement des géants CNP Assurances et La Banque Postale. 
  • Le gouvernement est autorisé à programmer l'extinction du tarif réglementé de vente (TRV) du gaz naturel au 1er juillet 2023.
  • La durée des soldes d'été et d'hiver sera ramenée de six à quatre semaines. 
  • L'interdiction en 2022 de la fabrication sur le sol français de pesticides vendus en dehors de l'UE, qui figurait dans la loi agriculture et alimentation (Egalim), est repoussée de trois ans pour permettre aux industriels de se préparer - mesure réprouvée jusque dans la majorité.

(avec AFP)

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