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Migennes : en croisière dans l'Yonne, les plaisanciers de l'ANPEI alertent sur le mauvais état du réseau fluvial

La plaisance reprend sur les canaux de Bourgogne en même temps que l'arrivée du printemps
La plaisance reprend sur les canaux de Bourgogne en même temps que l'arrivée du printemps

L’association des Plaisanciers en Eaux Intérieures réunit ses adhérents pour une croisière dans l'Yonne du 1er au 5 août. Elle s'inquiète de l’avenir du réseau fluvial français.
 

Par C.R.

• Qui sont les membres de l'ANPEI ?

L'association nationale des plaisanciers en eaux intérieures est née en Bretagne en 1985. L'ANPEI compte 1 200 adhérents soit environ 1000 bateaux. Elle représente les plaisanciers privés auprès des gestionnaires comme les collectivités, ou Voies navigables de France.

Elle milite pour :
- le développement du tourisme fluvial,
- la réalisation d'aménagements permettant d’augmenter la fréquentation des voies d'eau.
 

• Pourquoi l'ANPEI organise-t-elle un rassemblement dans l'Yonne ?

Le 1er août 2018, des bateaux venant de toute la France vont converger vers Migennes. Jusqu'au 5 août, ils participeront à une croisière qui les conduira à Brienon, puis à St-Florentin, avec des visites, des dégustations, des moments conviviaux.

Mais ce rassemblement n'a pas qu'un but touristique : selon l'ANPEI, "certains canaux sont en danger" et "le rapport du comité d'orientation des infrastructure COI qui propose de rendre dénavigable 20 % du réseau fluvial" ne va rien arranger. 
 

• Quelles sont ses craintes pour le réseau fluvial ?

L'ANPEI affirme que "de nombreuses voies sont sous-exploitées, celles qui sont les moins fréquentées et donc, les moins entretenues". D'où un cercle vicieux qui aboutit souvent à la fermeture à la navigation. L'association dénonce le manque de moyens investis pour maintenir certains tronçons en bon état.

L'ANPEI craint que le réseau soit amputé de "près de 1000 km de voies navigables, d'où une perte de ressources touristiques qui contribuerait à la désertification de villages (...) et à la perte considérable d’attractivité à la fois  pour le transport (baisse de volumes transportés, pertes de marché) et pour la plaisance fluviale."

 

 

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