Moins de naissances et de bébés, la natalité est en baisse au premier trimestre 2021 en Bourgogne-Franche-Comté

-8% de naissances dans la région par rapport à début 2020. L’effet de la crise sanitaire du covid-19 et du confinement est passé par là. C’est le département du Jura qui est le plus touché par un recul des naissances.

Moins de naissances en ce début 2021 en Bourgogne-Franche-Comté.
Moins de naissances en ce début 2021 en Bourgogne-Franche-Comté. © Vanessa MEYER - maxPPP

L’Insee dévoile ce 10 mai, les chiffres des naissances. Des petits bouts de chou qui font le bonheur de centaines de papas, mamans et familles. Mais des naissances qui ont tendance à se faire de moins en moins nombreuses, un an après le début de la crise sanitaire liée à l’épidémie de covid-19.


Au premier trimestre dans notre région, 5610 petits garçons ou petites filles ont vu le jour. C’est 8% de moins qu’au premier trimestre 2020. Ce recul de la natalité touche l’ensemble des départements de la région. Le recul des naissances en Bourgogne-Franche-Comté est le second plus fort derrière la Corse (− 11 %), à égalité avec l’Île-de-France.

© INSEE - statistiques état civil



Les trois départements de Bourgogne-Franche-Comté qui enregistrent les plus fortes baisses de naissances sont :

 

Des couples ont reporté ou renoncé à leur projet d’enfants


L’INSEE a scruté les chiffres de près. La baisse est surtout marquée en janvier et février 2021. Des débuts grossesses qui remontent à mai-juin 2020 alors que la France reprenait à peine son souffle après le premier confinement de deux mois du printemps.

 

 

Dans les maternités, les petits bébés jurassiens sont moins nombreux qu’avant


Pour les mois de janvier et février, la baisse la plus importante est observée dans le Jura (−24 %). C’est la plus forte de l’ensemble des départements de la France. 98 naissances de moins qu’en janvier et février 2020.

Le recul des naissances s’observe également dans la Saône-et-Loire et l’Yonne, respectivement − 16 % et − 14 %.

Elle est moins importante que la moyenne régionale en Côte-d’Or (− 10 %) et dans le Doubs (− 11 %).


Le département de la Nièvre est celui qui est le moins impacté (− 5 %). Il est aussi le département le moins touché par la première vague de Covid-19.

Février, mars, un léger mieux semble se dessiner

En février 2021, la chute des naissances reste encore importante (− 8 %) par rapport à février 2020.

Une tendance à la reprise se dessine en mars, avec + 2% de naissances en Bourgogne-Franche-Comté. Les conceptions de ces bébés de mars ont eu lieu en juin 2020, alors que la première vague de la pandémie touchait à sa fin.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
démographie société famille covid-19 santé