Nevers : un hélicoptère pour le SAMU en attendant la livraison d'un appareil neuf

Illustration. / © Romain Boulanger/MAXPPP
Illustration. / © Romain Boulanger/MAXPPP

Promis l'année dernière, l'hélicoptère de l'hôpital de Nevers devait entrer en fonction ce lundi 6 janvier. Mais les délais de fabrication d'un appareil neuf étant importants, c'est un appareil dit "de transition" qui est entré en service en attendant la livraison de l'appareil définitif.
 

Par J.G. - C.J.

C'était une promesse de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, lors d'un déplacement dans la Nièvre, l'an dernier. Et elle aurait dû devenir réalité ce lundi 6 janvier. Certains élus n'ont d'ailleurs pas tarder à relayer l'arrivée de l'appareil. "J'ai eu le plaisir d'assister [ce samedi 4 juillet] à l'atterrissage de l'hélicoptère sanitaire, se réjouit ainsi le maire LREM de Nevers, Denis Thuriot. Il est enfin devenu une réalité et sera opérationnal dès lundi 6 janvier."


 


Les réactions positives et les félicitations sont nombreuses. Mais il faut savoir que l'appareil qui a été commandé est en cours de construction. Cet appareil neuf de type Airbus H135 T3H sera livré ultérieurement. Les délais de fabrication pour un tel appareil sont longs. Il va donc falloir patienter. 

L'hélicoptère mis en service au centre hospitalier de Nevers, fait tout à fait l'affaire pour effectuer des missions de secours en "H 12" , réalisées le jour.  Ce qui explique que la nuit il soit à l'aéroport de Nevers, libérant ainsi l'héliport de l'hôpital.

La société Mont Blanc Hélicoptère, titulaire du marché SAMU, précise que cet appareil dit " de transition" est conforme au cahier des charges et aux conditions du marché qui lui ont été attribuées.

En novembre 2019, cette société a obtenu le marché public régional des hélicoptères sanitaires er les documents prévoient que l'opérateur retenu ait légitimement la possibilité de mettre en place, durant une période déterminée, un appareil "de transition" en attendant la mise en place d'un appareil définitif.

En novembre dernier également, l'Agence Régionale de Santé détaillait, dans un communiqué, les modalités du nouveau marché public de transport sanitaire héliporté et annonçait l'arrivée de "machines neuves"

"Ce marché va permettre à chaque base de disposer de machines neuves de dernière génération, d’une machine de plus gros emport et de grand rayon d’action pour chacun des deux CHU, favorisant ainsi la réalisation de missions spécialisées, en particulier en périnatalogie." communiqué ARS Bourgogne-Franche-Comté, 19 novembre 2019
 

L'appareil qui officie actuellement est habituellement basé à Annemasse en Haute-Savoie, été construit en 1997 par la société Eurocopter Deutschland. C'est donc un "hélicoptère de prêt" en attendant un hélicoptère neuf,  comme l'a dit le directeur de l'hopital de Nevers à Rémi Chidaine et Claudes Heudes. 
Nevers : l'hélicoptère promis pour l'hôpital est
Jean-Michel Scherrer Directeur du groupement hospitalier de territoire de la Nièvre

Inauguration le 13 janvier

Contactée, l'ARS avait d'abord précisé ne pas avoir d'informations sur le sujet. Finalement, ce jeudi 9 janvier, elle précise que "l’arrivée d’un hélicoptère sanitaire à Nevers prévue en janvier 2020 (...) est effective."  L’inauguration officielle est annoncée le lundi 13 janvier et selon l'ARS, "l’appareil est d’ores et déjà à disposition du Centre 15 pour toute mission urgente nécessitant son emploi.[Il] permet au CH de Nevers d’accomplir ses missions de transports sanitaires urgents héliportés dans de parfaites conditions de qualité et de sécurité, conformément aux termes de ce marché régional.

La région comptait jusqu'ici quatre hélicoptères sanitaires, à Dijon, Besançon, Auxerre et Chalon-sur-Saône, et un hélicoptère de la sécurité civile à Besançon. Avec l'hélicoptère supplémentaire qui s'installe à Nevers, il est prévu "3 500 heures de vol par an", "4 000 à moyen terme" pour l'ensemble des appareils de la région, selon un communiqué de l'Agence régionale de santé (ARS) de novembre dernier. En 2018, moins de 3 000 heures de vol avaient été réalisées par quatre appareils, selon l'ARS.
 

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