Nièvre : que faut-il retenir de la première session du Parlement rural français ?

Image d'illustration / © GUILLAUME SOUVANT / AFP
Image d'illustration / © GUILLAUME SOUVANT / AFP

Le Parlement rural français, qui est né cet été, a tenu sa première session dans la Nièvre les 15 et 16 octobre 2019. Objectif : reconstruire une image positive des territoires ruraux et de leurs potentiels.
 

Par B.L.

C’est quoi le Parlement rural français ?

Elus locaux, mais aussi associations, entreprises, universitaires…
Environ 300 "acteurs de la ruralité" ont participé mardi 15 et mercredi 16 octobre 2019 à la première session du Parlement rural français, qui s’est tenue à Magny-Cours, près de Nevers.

Il ne s’agit pas d’opposer les villes aux campagnes, mais "le mouvement de métropolisation et de concentration conduit à une impasse inquiétante dans le cadre d'une approche durable et équilibrée de l'avenir de notre société", explique Patrice Joly, sénateur PS de la Nièvre et président de l'association nationale nouvelles ruralités (ANNR), qui travaille de concert avec l’Association des Maires Ruraux de France (AMRF) et l’association internationale Rural Environnement Développement (RED).
 

Pendant deux jours, les débats ont porté sur l’Agenda rural français, un catalogue de 200 mesures remises cet été à Jacqueline Gourault, la ministre de la Cohésion des territoires.

C’est à partir de ce document que le gouvernement a élaboré son propre Agenda rural qui a pour ambition "de réduire les inégalités territoriales" et d’élaborer "des mesures en faveur des territoires ruraux, qui s’inscrivent dans la durée".

 

 

Que demandent les représentants de la ruralité ?

Du côté des élus ruraux, la prudence est de mise et l’on attend des actes.

► C’est ainsi que parmi les mesures annoncées par le gouvernement, quatre d’entre elles feront l'objet d'un suivi spécifique. Il s’agit de :

-la défense du développement rural auprès des institutions européennes
-la réduction des zones blanches de téléphonie mobile
-le recrutement de médecins
-la création de zones de revitalisation commerciale.


► Le Parlement rural français a aussi établi d’autres priorités, dont :
-l’accès à un socle de services universels à moins de 30 minutes de trajet
-un meilleur accueil des personnes âgées en milieu rural
-la création d'un fonds d'innovation territoriale
-la délocalisation à la campagne des "services supports" des administrations.


Les travaux de ces deux journées de réflexion ont été remis aux groupes dédiés à la ruralité au Sénat et à l'Assemblée nationale.
L’objectif est de "nourrir la réflexion d'un projet plus ambitieux pour les territoires ruraux : une stratégie d'équilibre et de complémentarité pour nos villes et nos campagnes" afin d’engager "un travail législatif en faveur de nos territoires".
 


 

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