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“Nous voulons des coquelicots” : une trentaine de rassemblements ce vendredi en Bourgogne Franche-Comté

Rassemblement à Besançon de "Nous voulons des coquelicots". 2018. / © "Nous voulons des coquelicots"
Rassemblement à Besançon de "Nous voulons des coquelicots". 2018. / © "Nous voulons des coquelicots"

Depuis octobre dernier, ils se retrouvent chaque premier vendredi du mois pour demander l'arrêt de l'usage des pesticides. En Bourgogne Franche-Comté, une trentaine de rendez-vous sont prévus devant les mairies à 18h30. 

Par Isabelle Brunnarius

Auxerre, Saint-Gengoux, Dijon, Pelousey, Besançon... Qu'ils habitent des capitales régionales ou des villages, des hommes et des femmes ont marqué en rouge dans leur agenda ce rendez-vous mensuel. Sur le site national Nous voulons des coquelicots, les petits points rouges fleurissent à chaque fin de mois.

"Ce mouvement là, j'y crois !" déclare Ghislaine Raveau. Depuis octobre, une dizaine d'habitants de ce village de Haute-Saône se retrouvent pour demander l'arrêt de l'usage des pesticides. Une mobilisation réussie pour cette commune de 120 habitants. Une histoire d'amitié aussi. Outre l'animation d'une page facebook, la responsable locale distribue un bulletin dans le village et les projets germent. Il est prévu de créer des nids pour les hirondelles, un jardin participatif.. Et, pourquoi pas contacter les agriculteurs du secteur. "Mais le sujet est délicat" admet Ghislaine Raveau.
 
Nous voulons des coquelicots à La Vergenne (Haute-Saône)
Nous voulons des coquelicots à La Vergenne (Haute-Saône)


A Besançon, le pas a été franchi. Là aussi, des militants se retrouvent une fois par mois sur les marches de l'Eglise Saint-Pierre au coeur de Besançon. Comme à Dijon, des Bisontins se sont investis dans le mouvement des "Pisseurs volontaires" pour connaître leur taux de pesticides dans leurs urines et enclencher une action judiciaire. L'objectif est de demander l'ouverture d'un procès national au tribunal du pôle santé de Paris pour l'interdiction de ces produits. Autre action, le groupe bisontin veut fédérer les groupes de Franche-Comté pour mieux diffuser leurs informations. Un site internet spécifique a été créé à cet effet. Les Bisontins ont rencontré les "coquelicots" des villages périphériques et eux aussi, veulent discuter avec des agriculteurs en prend soin d'éviter l'"agribashing". "Il faut sortir de cette stigmatisation" insiste Emmanuelle Mercier, la responsable du groupe bisontin. 

Echanges de savoir-faire, d'informations, organisation de débats.. Le mouvement initié par le journaliste Fabrice Nicolino demande l’interdiction de tous les pesticides de synthèse. Déjà 743 972 personnes ont signé cet appel lancé à l'automne dernier. 

 

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