Le plan social de l'usine Parisot, fabricant de meubles à Saint-Loup-sur-Semouse (Haute-Saône), confirmé aux salariés

Près de 200 salariés se sont réunis ce mardi 1er octobre devant l'usine de Saint-Loup-sur-Semouse en signe de protestation contre le plan social annoncé. / © Laurent Brocard, France 3 Franche-Comté
Près de 200 salariés se sont réunis ce mardi 1er octobre devant l'usine de Saint-Loup-sur-Semouse en signe de protestation contre le plan social annoncé. / © Laurent Brocard, France 3 Franche-Comté

Il y aura bien 127 suppressions de postes, sur les 520 salariés que compte l'entreprise. La société Parisot SAS est en redressement judiciaire depuis juin 2019. 

Par Adrien Gavazzi

C'est sous une pluie battante, à glacer les os, que les salariés de Parisot SAS ont attendu la confirmation de ce qu'ils savaient déjà : oui, la direction s'apprête à supprimer 127 postes dans le cadre d'un plan social à Saint-Loup-sur-Semouse, en Haute-Saône.

Le fabricant de meubles historique, fondé en 1936 par la famille Parisot, battait de l'aile depuis quelque temps : 14 millions d'euros de pertes en 2018. Jusqu'à l'inévitable redressement judiciaire de juin 2019, puis l'annonce du plan social fin septembre, confirmée ce mardi 1er octobre aux membres du comité social et économique.
 


Un salarié sur quatre va donc perdre son emploi, même si « rien n'est joué », à en croire Philippe Brocheré, délégué syndical CGT. Il poursuit, dans l'interview disponible ci-dessous : « On espère sauver un maximum de salariés. »
 


« Malgré l'amélioration des résultats de la société, ces derniers demeurent négatifs, annonçait dernièrement la direction dans un communiqué. Le marché du meuble reste compliqué et le carnet de commandes est inférieur à nos prévisions. » 

Une ligne de soutien psychologique destinée aux salariés a par ailleurs été mise en place.

 

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