Pourquoi les enseignants et le personnel de l’Education nationale appellent à la grève ce jeudi 23 septembre ?

Quatre syndicats (CGT, FSU, FO, SUD) appellent les enseignants et tous les personnels de l’Education national à la grève. Dans la ligne de mire, Jean-Michel Blanquer leur ministre et ses choix politiques.

Ce jeudi 23 septembre, les syndicats du monde de l’éducation marquent le retour de la mobilisation, trois semaines après la rentrée scolaire. Quatre d’entre eux, FSU, CGT, FO et SUD appellent les enseignants et tous les personnels de l’éducation nationale à faire grève. Dans la ligne de mire : le ministre Jean-Michel Blanquer, et les choix politique qu’il incarne.

Revalorisations salariales

Première revendication du mouvement social, en cette année – scolaire – électorale : revaloriser les salaires des enseignants. Alors que le ministre avait annoncé fin août une augmentation des revenus via une prime d’attractivité, son montant (de 57 à 29 euros nets par mois pour les professeurs en début et en milieu de carrière) n’est pas à la mesure des attentes. « Le pouvoir d’achat des enseignants diminue sans cesse » explique Karine Laurent, secrétaire départementale du SNUipp-FSU Doubs, « à tel point qu’il y a de moins en moins de candidats dans les concours de l’éducation. Et même pour embaucher des contractuels, l’administration peine à en trouver ». « Ce n’est pas un métier qui fait rêver » soupire-t-elle.

Selon le tract distribué par son organisation, « alors qu'un.e enseignant.e commençait sa carrière avec l'équivalent de deux fois le SMIC il y a une génération, ils et elles perçoivent aujourd'hui environ 1,3 fois le SMIC. »

Des embauches et une réduction du nombre d’élèves par classe 

« Tout se résume par le manque de moyens » synthétise Karine Laurent. Et c’est ce que les enseignants et personnels de l’éducation nationale du mouvement demandent : plus de moyens, notamment pour des embauches. De professeurs, en espérant réduire les effectifs  d’élèves dans les classes, mais aussi de personnels, comme les aides aux élèves touchés par le handicap. « Les AESH ne sont pas formées, et il n’y en a pas assez, décrit-elle, on doit les partager, il y a un AESH pour deux, trois ou même quatre élèves. Et quand l’un d’entre eux est malade, il faut encore prendre à quelqu’un d’autre pour remplacer, un peu ». « ça n’est pas respectueux, ni pour les élèves handicapés, ni pour les autres dans la classe, ni pour l’enseignant ».

Les quatre syndicats qui appellent à la grève demandent également une amélioration de la formation des enseignants et professeurs, la fin du recours aux contractuels pour pouvoir des postes, le remplacement de tous les professeurs malades, et la fin de la réforme du statut des directeurs et des chefs d’établissements.  

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