Quel impact la fusion aura-t-elle sur l’accès des régions au crédit ?

La plupart des régions françaises sont actuellement notées dans la catégorie "AA" par l'agence de notation Standard and Poor's s'agissant de leur risque de solvabilité financière. La fusion des régions, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2016, va-t-elle modifier la donne?

© MAXPPP


Quelles seront les conséquences financières de la fusion ?

A partir du 1er janvier 2016, la France métropolitaine va passer de 22 à 13 régions. La Bourgogne fusionnera ainsi avec la Franche-Comté.
A cette occasion, les régions verront leurs budgets quasiment doubler, ils passeront de 1,2 à 2 milliards d'euros en moyenne.

Cette réforme territoriale aura peu d'impact sur la qualité du crédit des nouvelles régions françaises, qui présentent un profil "toujours favorable" dans le contexte européen, indique une étude de l'agence Standard and Poor's diffusée mardi 22 septembre 2015.

Selon l’agence de notation, les élections régionales de décembre devraient en effet ouvrir une période de "transition" (2016-2017) durant laquelle les nouvelles régions devront "digérer" les fusions, "intégrer de nouvelles compétences", de nouveaux personnels, sans se lancer dans de grands projets.

La grande région Bourgogne/Franche-Comté sera effective à partir du 1er  janvier 2016.
La grande région Bourgogne/Franche-Comté sera effective à partir du 1er janvier 2016.


Les notations des régions vont-elles évoluer après la fusion ?

La plupart des régions françaises sont actuellement notées dans la catégorie "AA" - un niveau légèrement inférieur aux Länder allemands - par Standard and Poor's. Mais, ces notations pourraient être "plus hétérogènes après la réforme", en fonction notamment de la capacité des nouveaux exécutifs régionaux à gérer les fusions, estime l’agence de notation.

Standard ans Poor's n'anticipe pas "de larges économies d'échelle, ni d'optimisation importante des dépenses du fait des fusions" qui pourraient modifier leur trajectoire budgétaire et leur endettement à moyen terme.

Selon cette étude, les régions françaises ne devraient pas rencontrer non plus de "problème d'accès au financement". Elles continueront par ailleurs "de représenter une part très modérée de la dette publique locale, soit moins de 10%, contre plus de 50% pour les régions italiennes, 67% en Belgique, et près de 80% et 90% en Allemagne et en Espagne".
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