Réforme du code du travail : des manifestations en demi-teinte

La mobilisation se poursuit contre la réforme du code du travail / © Damien Rabeisen
La mobilisation se poursuit contre la réforme du code du travail / © Damien Rabeisen

Une nouvelle journée de mobilisation a eu lieu pour protester contre la réforme du code de travail jeudi 21 septembre 2017. Mais, les rassemblement ont attiré moins de monde que ceux de la semaine dernière.

Par François Latour

Le bras de fer entre la rue et le gouvernement se poursuit.
Le premier rassemblement organisé le 12 septembre dernier avait été qualifié de "réussi" par la CGT.

Ce jeudi, les organisations syndicales appellaient de nouveau à la mobilisation. Mais, les cortèges ont été moins fournis que la semaine dernière.


Des manifestants contre la réforme du code du travail manifestent place Darcy à Dijon jeudi 21 septembre 2017 / © Damien Rabeisen
Des manifestants contre la réforme du code du travail manifestent place Darcy à Dijon jeudi 21 septembre 2017 / © Damien Rabeisen


En Côte-d’Or, la CGT, FSU, Solidaires, et organisation étudiante UNEF-Bourgogne ont organisé un rassemblement à partir de 11h30 place Darcy. Un cortège devait se rendré ensuite place de la République, avant de rejoindre la préfecture. 
D'autres rassemblements ont eu lieu dans plusieurs villes de Bourgogne : Mâcon, Nevers, Sens, etc.

Les manifestants demandaient le retrait des ordonnances réformant le code du travail. Les syndicats s'inquiètent notamment d'une baisse des moyens accordés aux représentants du personnel, dans le cadre de la fusion des instances. Ils critiquent également le plafonnement des indemnités prud'homales ou la possibilité de passer outre les syndicats pour négocier dans les entreprises de moins de 50 salariés.


Nevers : un nouveau rassemblement contre la réforme du code de travail
Une nouvelle journée de mobilisation a eu lieu pour protester contre la réforme du code de travail jeudi 21 septembre 2017. Mais, le rassemblement a attiré moins de monde que celui de la semaine dernière. - Le reportage de Rémy Chidaine, Tania Gomes et Rachel Nectoux

La contestation est en perte de vitesse


Jusqu'à présent, le chef de l'Etat s'est montré inflexible pour faire aboutir une réforme applaudie par le patronat et les DRH, et qui reprend certaines de ses promesses emblématiques de campagne.

"Le mouvement de contestation est en perte de vitesse depuis 10 ans. Il y a une forme de résignation au regard des réformes nécessaires. Les Français l'acceptent sans enthousiasme", estime Philippe Braud, professeur émérite à Sciences Po, à Paris.

En outre, Emmanuel Macron fait face à un front syndical divisé. S'il y a consensus entre les syndicats français pour dire que cette loi risque d'affaiblir les droits des salariés, plusieurs d'entre eux n'ont pas appelé à manifester.




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