Rentrée scolaire : soutien aux élèves en difficulté

Selon Jean-François Chanet, recteur de l'Académie de Besançon, l'Education Nationale bénéficie de la plus forte dotation d'emplois depuis 1994 en valeur absolue. En primaire, l'Académie ne rend pas de postes  même si ses effectifs baissent et bénéficient de 5 créations. 

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32.5 équivalents temps plein sont redéployés dans des écoles pour : 

  • favoriser l'accueil des enfants de moins de trois ans en maternelle
  • densifier l'encadrement en proposant plus de maîtres par classes 
  • améliorer le potentiel de remplacement et assurer le formation continue

Les secteurs concernés par ces mesures sont les réseaux d'éducation prioritaire et les zones rurales défavorisées. A noter que le nombre d'élèves par classe pour l'académie est de 23,1 élèves. 

Les lycées et les collèges bénéficient eux aussi de 5 créations de postes mais les effectifs sont soit stables pour les collèges soit en en lègère hausse (+1%) pour les lycées. 

La réforme des collèges entre en vigueur lors de cette rentrée. Pour tenter de lutter contre l'échec scolaire, quatre cycles ont été créés de la maternelle à la 3e avec un changement de logique. Il ne s'agit plus de se centrer sur ce que le professeur a enseigné dans l'année mais plutôt de pouvoir évaluer à chaque fin de cycle ce qui a été acquis par l'élève. Un parcours qui semblerait, en théorie, plus individualisé. Chaque enfant pourrait apprendre à son rythme. D'où l'importance du "livret scolaire obligatoire" numérique pour "permettre d'améliorer la continuité des apprentissages" tout au long de la scolarité. 

Le rectorat affiche une volonté de lutter contre le décrochage scolaire et c'est une priorité nationale. En Franche-Comté, on estime à 2000 le nombre de jeunes en décrochage. L'an dernier, 700 jeunes seraient sortis du système scolaire sans diplôme. 70% des lycéens qui ont échoué au bac pro ne se réinscrivent pas pour passer leur examen l'année suivante contre 30% seulement dans les fllières générales ou technologiques.
 
Pour convaincre ces jeunes à ne pas abandonner leurs études au profit d'un éventuel emploi, un dispositif existe :
Les Micro-lycées. En Franche-Comté, ce dispositif innovant existe au lycée Armand Peugeot de Valentigney et au lycée Pergaud de Besançon. Il s'adresse aux "élèves ayant interrompu leur scolarité au lycée depuis quelques semaines, quelques mois, voire quelques années, volontaires, et souhaitant s’investir dans un projet de retour en formation initiale visant l’obtention d’un baccalauréat et une poursuite d’études". Il est même possible de ne pas repasser les matières où on a eu la moyenne.