Saône-et-Loire : comment le zoo Touroparc s'est préparé au déconfinement

Il n'y a pas que les humains qui ont été sensibles au confinement. Le zoo Touroparc, à Romanéche Thorins en Saône-et-Loire, a tout fait pour préparer les animaux à la réouverture. De nombreux soins et une attention particulière leur ont permis de ne pas se déshabituer des humains. 

Touroparc : tous les animaux n'ont pas souffert de la même manière du confinement
Touroparc : tous les animaux n'ont pas souffert de la même manière du confinement © Touroparc

Cela fait 60 ans que le Touroparc est installé à Romanèche-Thorins, en Saône-et-Loire. Ce parc zoologique et d'attactions est une véritable attraction touristique de la région Bourgogne-Franche-Comté. Pas besoin de faire un safari au bout du monde pour être au contact de gros animaux sauvages : hippopotames, rhinocéros, girafes, lions, tigres... Ce parc qui appartient toujours à la famille du créateur, René Livet, attire plus de 10 000 visiteurs par semaine.

 Depuis sa création, en 1961,  pour la première fois, Le zoo a dû fermer ses portes au public pendant plus de sept mois. Une situation exceptionnelle, liée à la crise du covid-19. Il a fallu s’adapter, continuer à s’occuper des animaux pour  éviter qu’ils soient perturbés, et préparer la réouverture.

Le 11 juin 2021, le parc a enfin pu rouvrir ses portes. Dès le premier weekend qui a suivi,  3000 visiteurs étaient au rendez-vous, autant qu’avant la pandémie.

Isolés pendant de longs mois, Les animaux  et tout le personnel, ont pu enfin revenir à une vie normale.  Une période difficile pour la trentaine de salariés permanents qui a dû travailler différemment et pour les animaux qui ont vu leur environnement se modifier.

C'est la première fois que le parc fermait. Au début, les salariés étaient perdus.
C'est la première fois que le parc fermait. Au début, les salariés étaient perdus. © Touroparc

Et il n’y a pas que les humains qui ont souffert du confinement

S’étalant sur 12 hectares, le Touroparc accueille plus de 600 animaux, soit 140 espèces, allant du cobaye à l’éléphant, en passant par le tigre blanc. Tous ces animaux n’ont pas réagi de la même façon à cette fermeture. Pour certains comme les fauves, cela n’a rien changé. La présence humaine ne leur a pas manqué et les soins ont continué comme avant.

Pour d’autres,  comme les zèbres ou les éléphants,  cela a été plus difficile. Il a fallu s’adapter pour que les animaux ne perdent pas l’habitude de voir des humains et éviter ainsi qu’ils fassent des blocages.

«  Il a fallu mettre les bouchées doubles, on a doublé le travail  auprès de nos animaux ; » Thomas Gervais directeur du parc

Tout faire pour que ces animaux sauvages ne se déshabituent des humains

Les enclos ont été nettoyés plus souvent. Les entrainements médicaux, pour évaluer l’état de santé des animaux, ont été plus fréquents. Une manière aussi de maintenir l’entrainement et faciliter le suivi vétérinaire.

Les soigneurs sont donc allés au contact des animaux pour qu’ils ne perdent pas l’habitude des hommes. Un lien, ou la parole et la stimulation, ont une grande place pour analyser le comportement de chacun  et s’adapter aux spécificités de chacun.

« On était sur une période inconnue, il a fallu s’adapter tout en en tenant compte que ce sont des animaux sauvages. »Thomas Gervais directeur du parc

La réouverture du 11 juin a elle aussi été préparée. Il n’était pas possible de mettre les animaux au contact de 3000 visiteurs sans les avoir préparé.

« 3000 visiteurs cela aurait été beaucoup trop d’un coup. » Thomas Gervais directeur du parc

Il  a donc fallu y aller progressivement. Depuis un mois et demi, des groupes viennent régulièrement dans le parc.

Un zoo qui est aussi un parc d'attractions et de loisirs

Touroparc n’est pas qu’un parc zoologique, c’est également un parc d’attraction et un parc aquatique. De nombreuses activités sont proposées aux familles : Monorail, accrobranche, toboggans géants… 

De nouvelles attractions vont être proposées au public
De nouvelles attractions vont être proposées au public © Touroparc

Cette période de fermeture a également été l’occasion pour Thomas Gervais, directeur du parc, de mettre au point de nouvelles activités aquatiques que les visiteurs découvriront début juillet.

 

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