Fin du menu sans porc : un nouveau recours déposé contre la mairie de Chalon-sur-Saône

Un nouveau recours visant à faire annuler la suppression du menu sans porc dans les cantines de Chalon-sur-Saône a été déposé devant le tribunal administratif de Dijon par la Ligue de défense judiciaire des musulmans, d'après une source judiciaire. On l'a appris ce lundi 5 octobre 2015.

La date de cette nouvelle audience à propos de la fin des menus sans porc à Chalon n'a pas encore été communiquée.
La date de cette nouvelle audience à propos de la fin des menus sans porc à Chalon n'a pas encore été communiquée.
Saisi vendredi en référé par la Ligue de défense judiciaire des musulmans, association présidée par l'avocat controversé Me Karim Achoui, le tribunal administratif n'a pas encore examiné l'affaire sur le fond. L'audience aura lieu le 19 octobre.

Un large vote contre les menus de substitution

Le conseil municipal de Chalon-sur-Saône a voté le 29 septembre à une large majorité une délibération mettant fin à la distribution de menus de substitution au porc dans les restaurants scolaires. Une telle pratique avait cours dans cette commune depuis 1984. Ce vote est le cheval de bataille de Gilles Platret, le maire Les Républicains. L'édile avait ainsi déclaré devant le conseil municipal vouloir "revenir à la neutralité de l'organisation du service public de la restauration scolaire".

La Ligue de défense judiciaire des musulmans avait déjà attaqué en justice

La Ligue de défense judiciaire des musulmans avait intenté un premier recours en référé-suspension devant la justice administrative durant l'été, dénonçant une atteinte du "droit au respect de la liberté de culte et de conscience" des enfants. Le tribunal avait alors débouté l'association au motif que la condition d'urgence n'était "pas remplie". Le tribunal a considéré que, dans la mesure où aucun repas contenant du porc ne sera servi avant le 15 octobre, "l'accès aux services de restauration scolaire de l'ensemble des usagers, y compris les enfants de confession musulmane, ne paraît pas compromis".
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