Histoires 14-18 : la fin de la dynastie Schneider au Creusot

© Collection Académie François Bourdon - Le Creusot/Elvire Brissac/Copyright CUCM, Documents Ecomusée reproduction D.Busseuil
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Par France 3

Le Château de la Verrerie appartient aujourd’hui à la ville du Creusot, en Saône-et-Loire. C’était à l’origine une cristallerie royale. Les maîtres de forges du Creusot, les Schneider, l’ont acheté et on en fait leur résidence au début du 19e siècle, aussi longtemps qu’a duré leur dynastie industrielle qui s’est effondrée dans les années 60 à la suite de la Première Guerre mondiale.
Pourtant avec trois fils, la relève semblait bien assurée.

Leur destin était tout tracé. L’aîné, Henri-Paul serait le successeur de son père à la tête des établissement Schneider. Et c’est ce qui transparaît sur la fontaine aux enfants dans le parc du Château. Cette œuvre réalisée en 1913, représente les enfants Schneider. Au sommet, Henri Paul tient la jarre de la fortune symbolisée par l’eau. Il est aidé, juste en dessous, par son cadet (Jean). Placé au même niveau, sans rôle précis : Charles, le numéro 3 de la fratrie. Enfin tout en bas... leur sœur, Marie-Zélie.


Histoires 14-18 : La fin de la dynastie Schneider
Source archives : - Collection Académie François Bourdon - Le Creusot - Elvire Brissac - Copyright CUCM, Documents Ecomusée reproduction D.Busseuil  - France 3 - C. Jouret


La guerre va bouleverser l’ordre de la succession. Henri-Paul et Jean sont pilotes aviateurs. Charles, trop jeune pour être mobilisé sous le drapeau Français, s’engage dans l’armée belge. Il reviendra gazé, les poumons abîmés. Jean revient aussi. Mais pas Henri-Paul, tué dans un combat aérien en 1918.

Leur père, accablé par la disparition de celui qui devait le remplacer, refuse tout pouvoir à ses deux fils qui de fait sont devenus co-gérants de l’entreprise.  Ils saisissent la justice, vont jusqu’en cassation et gagnent le procès. Mais les querelles ne cessent pas, ce qui aboutira en 1962 à la perte du contrôle de la société au bénéfice du groupe Empain.

Ironie du sort : à côté de la fontaine, une petite pierre tombale, celle du chien qu’Henri-Paul avait adopté dans les tranchées, est là comme pour rappeler que la guerre a fait imploser l’empire Schneider.





 

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