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Abattoir de Trambly : des responsables de "269 Life Libération animale" condamnés à de la prison

Tiphaine Lagarde et Ceylan Cirik ont été condamnés à 3 mois de prison avec sursis, vendredi 22 décembre, pour avoir bloqué l'abattoir Palmid’Or de Trambly
© Capture d'écran - Facebook Live - Association 269 LIFE Libération Animale
Le tribunal de grande instance (TGI) de Mâcon a rendu sa décision vendredi 22 décembre. Tiphaine Lagarde, co-présidente et porte-parole de l'association 269 Life Libération Animale, et son autre co-président Ceylan Cirik, sont reconnus coupables, pour avoir bloqué l'abattoir Palmid'Or de Trambly (Saône-et-Loire), en juillet 2017.

Ils sont condamnés chacun à 3 mois d'emprisonnement avec sursis, assortis de 2 ans avec mise à l'épreuve. Ils sont également obligés de réparer les dommages causés par l'infraction et sont interdits de paraître à Trambly. Le préjudice est estimé à 18 600 euros. Une condamnation "disproportionnée" selon Tiphaine Lagarde.

Plusieurs opérations de ce type


En cause ? Ils ont bloqué l'abattoir Palmid’Or de Trambly, le 13 juillet 2017. L'association a fait plusieurs opérations de ce type. Le processus est souvent le même : ils pénètrent dans l'abattoir avec une cinquantaine de militants et s'enchaînent dans la salle d'étourdissement. Puis ils sont délogés par la gendarmerie quelques heures plus tard.

"Les infractions qui sont commises restent minimes, quoi qu'en dise la justice", a réagit Tiphaine Lagarde. Elle explique que des peines "très lourdes et moralisatrices" leur sont infligées. "On fait primer la propriété privée des entreprises sur le droit à l'information des opinions publiques, et je trouve cela très inquiétant dans notre société", a-t-elle poursuivi.

Leur but est de dénoncer la maltraitance animale, la hiérarchie entre les espèces et la consommation de viande.

En octobre 2017, ils avaient déjà été condamnés pour violation de domicile et dégradations commises en réunion, à la suite d'une opération coup de poing dans un abattoir de Cuiseaux (Saône-et-Loire). Ils avaient été condamnés respectivement à une peine d'amende de 1 000 euros avec sursis et à 105 heures de travail d'intérêt général.


Des informations recueillies par Damien Boutillet

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